Maddi, A., Monneau, E., Guaspare-Cartron, C., Gargiulo, F., & Dubois, M. (2025). The retraction gender gap: Are mixed teams more vulnerable? Quantitative Science Studies, 6, 351–374. doi.org/10.1162/qss_...
Maddi, A., Monneau, E., Guaspare-Cartron, C., Gargiulo, F., & Dubois, M. (2025). The retraction gender gap: Are mixed teams more vulnerable? Quantitative Science Studies, 6, 351–374. doi.org/10.1162/qss_...
Lerchenmueller, M. J., Sorenson, O., & Jena, A. B. (2019). Gender differences in how scientists present the importance of their research: observational study. BMJ, 367. doi.org/10.1136/bmj....
Decullier, E., & Maisonneuve, H. (2021). Retraction according to gender: A descriptive study. Accountability in Research, 30(6), 356–361. doi.org/10.1080/0898...
Bibliographie :
Alvarez-Ponce D, Batz G, Ramirez Torres L (2026) Biomedical and life science articles by female researchers spend longer under review. PLoS Biol 24(1): e3003574. doi.org/10.1371/jour...
Après publication, les articles peuvent être retirer pour diverses raisons, on parle alors de rétractions. Parmi les raisons, il y a le plagiat, des erreurs, la fraude, un résultat n’étant plus à jour dans un domaine évoluant très vite… Si les taux de rétraction semblent similaire entre homme et femme, les raisons divergent selon le genre lea premier·e auteurice. Pour les hommes, c’est principalement pour fraude ou plagiat et pour les femmes des erreurs. Tableau : Raison de la rétraction Fraude, femmes 19%, hommes 33,8% Erreurs/données inconsistantes, femmes 40,5%, hommes 18,3% Plagiat, femmes 9,5%, hommes 25,4% Autres, femmes 31%, hommes 22,5% Source : Decullier, E., & Maisonneuve, H. (2021). Retraction according to gender: A descriptive study. Accountability in Research, 30(6), 356–361. [https://doi.org/10.1080/08989621.2021.1988576](https://doi.org/10.1080/08989621.2021.1988576)
Ces différences pourraient s’expliquer par des différences genrées dans l’ambition et les objectifs de carrières ou l’éducation genré à la moralité. Il est aussi possible que les fraudes des femmes seraient moins visible à cause de stéréotypes de genres sur l’évaluation de leur travail ou par leurs tendances à plus s’excuser. Dans le cas d’articles écrit par une équipe, plus une équipe est grande moins les articles risquent d’être rétracté. Probablement parce le nombre de personnes impliquées permet une meilleure auto-régulation des auteurices. Mais au contraire, les plus petites équipes (de 3 à 10 auteurices) mixtes sont les plus à risque de voir leurs articles rétractés. Cela s’expliquerait par une plus grande complexité pour garantir l’intégrité des données, le maintien de normes (en particulier éthique) cohérentes dans l’équipe.
Ces résultats ne sont qu’une partie des travaux sur le genre et les publications scientifiques.
Or il a été observé en économie puis en recherche médicale et en sciences de la vie que le temps de révision était plus long pour les articles dont le premier auteur (aka la principale personne qui a effectué le travail) est une femme. Ainsi en recherche médicale et en sciences de la vie, le temps de révision augmente de : - 7,4% pour les articles ayant une femme comme 1ère autrice - 12,7% si lea correspondant (la personne a contacté pour avoir des informations complémentaire sur la recherche) est une femme - 14,6% quand la 1ère autrice et la correspondante sont des femmes - 10% pour une équipe entièrement féminine Si cette différence peut sembler peut importante, sur une carrière, ça commence à faire du temps. Après 50 articles, ça fait une différence en moyenne de 350 à 750 jours d’attente de révisions avant la publication. Source : Alvarez-Ponce D, Batz G, Ramirez Torres L (2026) Biomedical and life science articles by female researchers spend longer under review. PLoS Biol 24(1): e3003574. https://doi.org/10.1371/journal.pbio.3003574
Si cette différence n’explique pas à elle toute seule la différence du nombre de publications des chercheuses par rapport à leurs collègues masculins. De même cette différence n’est pas observée dans tous les domaines de recherche mais dans la grande majorité voir même parfois une tendance inverse. Cela montre que cette différence de temps n’est pas inévitable. Enfin la différence dans le temps de révision la plus importante trouvée par les chercheurs n’est pas lié au genre mais à l’origine géographique des auteurices. En effet, si ces derniers proviennent de pays avec un faible PIB alors les temps de révisions explosent indépendamment de leur genre. Là encore plusieurs explications peuvent être avancé, à commencer par une mauvaise maitrise de l’anglais, langue de la majorité des publications scientifiques. Si les éditeurs et les reviewers peuvent avoir des biais sexistes, les autrices semblent aussi prendre plus de temps pour réécrire leurs articles. Ces réécritures demandent de nouvelles révisions ce qui rallongent le temps de review et permet également une évaluation plus rigoureuse.
Ces réécritures semblent également permettre aux chercheuses d’apprendre à écrire des articles plus lisibles. En effet, les femmes scientifiques ayant plus d’expérience (autrice de correspondance) publient des résumés statistiquement plus lisible. Alors que la lisibilité est similaire pour les jeunes auteurices quelque soit leur genre. Cette différence d’écriture se retrouve aussi dans la façon de mettre en avant (ou non) les résultats de l’articles dans le résumé. Si pour les articles dans des revues peu prestigieuse, il n’y a pas de différence. Les femmes ont tendance à ne pas utiliser de vocabulaire valorisant pour parler de leur résultat dans les articles publiés dans les revues les plus prestigieuses. Or ces articles sont ceux qui impactent le plus la carrière des chercheureuses. Le fait de ne pas mettre ainsi en avant leurs résultats a pour conséquence moins de citations de leur travail, un critère important d’évaluation de l’importance d’une découverte et donc du travail des scientifiques.
Les temps de révisions sont souvent plus long quand ce sont des autrices qui les écrivent.
Image de titre : Genre et articles scientifiques un dessin représente une femme avec des cheveux longs et des lunette tranquillement en train d'écrire à côté d'un microscope.
Le 11 février est la Journée Internationale des Femmes et des Filles de science, portée par l’UNESCO. Le but est de favoriser et accroître la participation des femmes et des filles dans les domaines scientifiques. Il est assez connu que plus on monte dans les échelons de la recherche scientifique et moins il y a de femmes. Il y a plusieurs raisons qui peuvent expliquer ce phénomène. Et les étudier est important pour pouvoir les combattre ou les compenser. Cette année, je m’intéresse juste à un point particulier mais central dans la carrière des chercheur·euses : l’article scientifique.
La première différence entre chercheurs et chercheuses observé est que les chercheuses publient en moyenne 20% d’articles en moins que leurs collègues. Plusieurs raisons peuvent expliquer cette différence comme souvent plus de charges administrative et d’enseignement ou un financement plus faible de leurs recherches… Mais d’autres effets plus insidieux sont observé tout le long de la vie d’un article scientifique. Ce post va surtout s’intéresser aux différences dans leurs évaluation à différentes étapes : - dans le temps de révision (moment entre un article est proposé à une revue et sa publication), - dans le nombre de citation, - dans les rétractations des articles (quand un article est retiré d’une revue car ne correspondant pas/plus aux standards des sciences).
L’article est le principal moyen de communiquer les avancées scientifique à la communité. Il permet d’intégrer la nouvelle connaissance dans la somme des connaissances déjà existantes, d’expliquer la méthode utilisé et donner les résultats bruts. Bref tout le cheminement scientifique. Avant sa publication, la revue doit s’assurer que l’article est de bonne qualité. Cette étape est effectué par des chercheur·euses spécialistes du domaine de la recherche (bénévolement). C’est l’évaluation par les paires ou peer-review et c’est essentielle à la robustesse des connaissances scientifiques. Pendant cette étape, il est possible que les reviewers demandent des réécritures, des travaux et/ou des informations complémentaires… Ces demandes vont jouer sur le temps de révision.
Le 11 février est la Journée Internationale des Femmes et des Filles de science, portée par l’UNESCO. Cette année, je vous propose d'explorer quelques différences observés autour de la publication d'articles scientifiques selon le genre des auteurices.
#FemmesEnSciences
Il y a 124 ans mourait Clémence Royer (1830-1902). Femme savante, elle publie des travaux de philosophie, d'économie ou d'anthropologie. Elle est surtout connue pour sa traduction de Darwin en français. Cette traduction assez libre a influé la vision du darwinisme en France. #FemmesEnSciences
Il y a 115 ans naissait Marie Paris Pişmiş (1911-1999), elle a largement participé à l’organisation de la recherche en astronomie et en astrophysique du Mexique. Pourtant étant d’origine arménienne en Turquie, rien ne la prédestinait à ce parcours.
#FemmesEnSciences #Astronomie
Découvrez la botaniste Erzsébet Kol (1897-1980) en écoutant l'émission de Sciences chrono de @franceculture.fr qui lui est consacré.
www.radiofrance.fr/francecultur... #FemmesEnSciences
Le projet d'inscrire le nom de 72 femmes scientifiques sur la Tour Eiffel a passé une étape en établissant la liste de ces scientifiques. Ces noms devraient être gravés en 2027, si les monuments historiques autorisent cette modification. www.lemonde.fr/sciences/art... #FemmesEnSciences
Il y a 155 ans mourait Jeanne Villepreux-Power (1794-1871), l’inventrice de l’aquarium. Elle en a besoin pour pouvoir observer un céphalopode, l’argonaute qu’elle étudie. Ses travaux s’arrêtent lorsque son cabinet de curiosité sombre avec le navire qui le transporte vers Londres. #femmesensciences
Couverture du livre : Forces de la nature - Ces femmes qui ont changé la science Anna Reser - Leila McNeill Préface de Françoise Combes Editeur : Belin La couverture est verte. L'image est une femme qui regarde avec des jumelles le ciel étoilé où un astéroïde est visible.
Forces de la nature de Anna Reser et Leila McNeill 5 étoiles sur 5 Très bon livre pour découvrir l’histoire des femmes en sciences, le texte n’est pas académique dans la forme mais en a la rigueur et une bonne bibliographie. Chaque chapitre, autour d’un thème précis, est autour d’une ou plusieurs biographies. Seul bémol (s’il en faut un), c’est l’approche assez centrée sur le monde anglophone. C’est tout à fait normal puisque les autrices sont étasuniennes.
Citation : Quand on écrit l'histoire des femmes, on se retrouve souvent face au silence et à l'absence. Dans l'histoire des sciences en particulier, les archives écrites ne reflètent ni le nombre de femmes qui se sont consacrées à ces disciplines ou qui ont pratiqué la médecine depuis l'aube des temps, ni la complexité de leurs vies.
Citation : Au lieu d'accepter l'existence d'espaces où l'on ne trouve pas de femmes, commençons par nous demander pourquoi elles n'apparaissent pas dans telle ou telle sphère particulière et qui sont ceux qui leur en empêchent l'accès. En reformulant la question ainsi, on transforme les non-dits des archives historiques en preuves d'action plutôt que d'absence.
C'est la version en livre de ce que je voudrais que la chaine soit (et que j'essaie qu'elle soit) !
Je suivais le projet précédant des autrices : Lady Science
Livre : Forces de la nature de Anna Reser et Leila McNeill chez Belin
#FemmesEnSciences #VendrediLecture
Il y a 268 ans naissait Marie-Anne Paulze Lavoisier (1758-1836). Elle va s'intéresser aux travaux de son époux. Bien plus qu'une simple assistante, elle joue un rôle important dans les travaux de celui-ci mais surtout également dans sa reconnaissance posthume. youtu.be/HyDhOWsaMCU #FemmesEnSciences
Même Will Wheaton est au courant !
Il y a 245 ans naissait Mary Somerville (1780-1872). Passionnée de science, elle organise des dîners où se croisent plusieurs scientifiques pour y discuter de leurs travaux. Elle traduit et écrit des livres d’astronomie qui deviennent des références pour étudier ces disciplines. #FemmesEnSciences
De l’antijudaïsme à l’antisémitisme moderne, cette série documentaire explore, en 4 épisodes, les multiples facettes du phénomène, de ses origines jusqu’à nos jours, en s'appuyant sur un riche corpus d'archives et sur l'analyse d'une trentaine d’experts internationaux.
www.arte.tv/fr/videos/RC...
Il y a 220 ans mourrait Geneviève Thiroux d’Arconville (1720-1805). Elle écrit énormément, traduit et publie de nombreux ouvrages très variés mais toujours de façon anonyme comme il est de coutume pour les femmes de l’époque. www.youtube.com/watch?v=Sp2j... #FemmesEnSciences
Les illustrations (au moins dans la version PDF) ont un texte alternatif. Bref une chouette histoire et un chouette projet à retrouver là :
cfeditions.com/ada/
Couverture du livre Ada & Zangmann, c'est une illustration. Un homme blanc grand et mince est plié en 2 et regarde vers une enfant avec un air blasé/en colère. La fille a un pied sur un skateboard et regarde avec défi l'homme. Elle a la peau plus sombre que l'homme et des cheveux bouclé ou crépu. Les personnages sont entourés de câbles blancs relié l'un à un clavier, l'autre à une souris et le dernier à un smartphone.
5 étoile/5 Ada & Zangemann de Matthias Kirschner et Sandra Brandstätter Ada & Zangemann est un conte autour de la philosophie du logiciel libre. Il met au cœur de son histoire le plaisir de bidouiller, de chercher des solutions et de créer. L’histoire montre comment on peut changer le monde assez simplement de proche en proche. L’histoire est adapté à des enfants à partir de 8 ans (bien que sympathique à lire même bien plus vieux). Et la démarche autour du livre s’inscrit totalement de cette philosophie.
Découvrez le sympathique conte Ada & Zangemann sur la culture des logiciels libres. Le projet porte cette culture dans son cœur, avec l'œuvre d'origine sous licence libre, une traduction faite par des élèves et un livre numérique à prix libre.
Il y a 210 ans naissait Ada Lovelace (1815-1852). Passionnée par les mathématiques et en particuliers les travaux de Babbage sur un ancêtre de l'ordinateur. C'est dans ce cadre qu'elle écrit un algorithme qui est considéré comme le 1er programme. www.youtube.com/watch?v=tMRh... #FemmesEnSciences
Des familles de victimes de l'attentat contre le DC-10 d'UTA s'insurgent dans un communiqué d'un passage du livre à paraître de Nicolas Sarkozy.
Couverture du livre Audacieuses ! 10 femmes qui ont marqué les sciences par Leïla Bessila, Romane Cologni et Lucie Cros aux éditions edpsciences Le tour de la couverture est composé de 12 vignettes, les 10 portraites des femmes présentées dans le livre plus un microscope et une paire de jumelle.
Note 5 étoiles sur 5 Texte : Audacieuses ! de Bessila, Cologni et Cros Le livre est issu d’une exposition et on le retrouve dans le format du livre: pour chaque chercheuse présentée, avec un grand portrait, une biographie, la vulgarisation de ses travaux et une citation. Assez court et rapide à lire, le choix des chercheuses représente une belle diversité d’origines, de discipline. C’est un très bon livre ressource pour montrer que les femmes ont toute leur place dans la recherche scientifique et technique.
Un livre facile d'accès qui présente une galerie de femmes scientifiques. Une bonne idée cadeau pour des ados (ou plus grand). #FemmesEnSciences
Il y a 153 ans mourrait Mary Somerville (1780-1872). Elle laisse derrière elle ses livres qui ont diffuser les dernières découvertes scientifiques dans la société anglaise. Elle s'est très tôt intéressée aux sciences.
www.youtube.com/watch?v=J0to... #FemmesEnSciences
Il y a 183 ans naissait Madeleine Brès (1842-1921), première doctoresse diplômée française. Elle est la 1ère française à accéder aux études de médecine et à titre de médecin. Mais elle ne peut pas passer les concours de l'externat et de l'internat. www.youtube.com/watch?v=-upY... #FemmesEnSciences
Il y a 140 ans naissait Edmée Chandon (1885-1944), considérée comme la première astronome professionnelle française. Mais cette étiquette masque son travail et les autres femmes astronomes de l’époque. Je reviendrais plus longuement sur elle dans une vidéo plus longue en 2026. #FemmesEnSciences
Le 6 octobre dernier, le Prix Nobel de médecine à récompenser, entre autres, Mary E. Brunkow (1961). Son profil se démarque par la diversité des sujets de ses recherches et sa non-spécialisation sur une seule thématique. #FemmesEnSciences
Comment voulez-vous que le peuple, les ouvriers, les caristes, les petites mains ne pensent pas à se révolter et à ne plus se sentir écouté avec de pareilles manières de faire?