Avec Noémie Madar et Harold Huwart, nous revenons sur le rôle des conseillers ministériels dans la fabrique de la décision publique.
Un podcast à découvrir sur @franceculture.fr ⤵️
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Avec Noémie Madar et Harold Huwart, nous revenons sur le rôle des conseillers ministériels dans la fabrique de la décision publique.
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Le lien vers le rapport ⤵️
www.igf.finances.gouv.fr/igf/accueil/...
Le rapport «filles et maths» (IGF/IGESR) souligne que :
👩🎓 Les étudiantes sont 34 % en filières scientifiques hors santé
🧭 Cette sous-représentation est liée aux biais de l’orientation
💰 Elle coûte 10 milliards par an à l’économie 🇫🇷
🎯 Objectif : doubler les étudiantes en filières scientifiques
Le lien vers le rapport ⤵️
www.igf.finances.gouv.fr/igf/accueil/...
Le rapport «filles et maths» (IGF/IGESR) souligne que :
👩🎓 Les étudiantes sont 34 % en filières scientifiques hors santé
🧭 Cette sous-représentation est liée aux biais de l’orientation
💰 Elle coûte 10 milliards par an à l’économie 🇫🇷
🎯 Objectif : doubler les étudiantes en filières scientifiques
Pour Acteurs publics, j’ai analysé les évolutions de la masse salariale de l’Etat entre 2023 et 2024 ⤵️
acteurspublics.fr/articles/fon...
Chaque euro de fraude recouvré sera un euro supplémentaire pour investir dans les services publics et réduire la dette.
Fraude fiscale, fraude sociale, fraude douanière ou aux aides publiques : aucun champ ne doit être négligé.
Cet objectif devrait tous nous réunir.
La ministre Montchalin a dit vouloir doubler d’ici 2029 l’ensemble des fraudes détectées et améliorer leur recouvrement.
C’est non seulement possible mais nécessaire. C’est une question de justice.
La fraude est un impôt caché qui pèse sur celles et ceux qui respectent les règles.
Enfin, la fraude douanière et la fraude aux aides publiques.
Quelques exemples :
– 465 M€ de fraudes évités sur la rénovation énergétique
– 92 M€ d’amendes économiques
– 600 M€ d’avoirs criminels saisis (drogues, armes, etc.)
Au total, 1,2 Md€ en 2024.
Là aussi, des progrès sont possibles :
– Améliorer le recouvrement (que 10% de sommes redressées au titre du travail dissimulé)
– Renforcer l’arsenal juridique de la sécu
– Mais aussi le prélèvement social à la source pour les indépendants ou pré-remplissage des dossiers de RSA
Par parenthèse, le plan de lutte contre les fraudes annoncé en 2023, et complété depuis, présentait 35 principales mesures disponibles ici ⤵️
www.economie.gouv.fr/actualites/3...
Là aussi, les progrès sont réels (quasiment 3x de fraudes détectées en 5 ans) mais restent insuffisants.
Avec @gabriel-attal.bsky.social nous avions annoncé au printemps 2023 des renforts humains (+1 000 agents) et des investissements (+1 Md€).
Ils sont en cours de déploiement.
La fraude sociale recouvre trois types de fraudes :
1️⃣ Les cotisations des entreprises (7 à 9 Md€)
2️⃣ Les professionnels de santé (2 Md€)
3️⃣ Les allocations sociales (4 Md€)
Face à ces fraudes, il y a aussi le non-recours aux droits sociaux, estimé jusqu’à 10 Md€.
Deuxième fraude, la fraude sociale.
Le Haut conseil au financement de la protection sociale l’évalue à 13 milliards ⤵️
www.vie-publique.fr/files/rappor...
D’immenses progrès restent à faire, notamment :
– La facturation électronique de la TVA entre entreprises d’ici 2027 (3 Md€/an attendus)
– Une lutte contre le recours aux actifs numériques dans la fraude et son blanchiment
– L’évaluation de la fraude à l’impôt sur les sociétés
Comment expliquer ces progrès ?
– Des facteurs technologiques : meilleur ciblage par le datamining (2,5 milliards de redressements) et l’IA.
– Des facteurs humains : renforcement des moyens de contrôle (+780 agents en 3 ans), création d’une unité de renseignement fiscal.
En 2024, ce sont 16,7 milliards de fraude fiscale – tous prélèvements confondus – qui ont été détectés et 11,4 milliards encaissés.
C’est 2x plus de fraudes fiscales détectées qu’il y a 5 ans.
En montant, la première fraude est bien sûr la fraude fiscale.
Rien que sur la TVA, l’ @insee.fr l’estime entre 20 et 26 milliards.
t.co/aZ6bSxxHDr
Hélas ces 20 milliards représentent les fraudes détectées. Cela ne signifie pas qu’ils soient intégralement récupérés dans les caisses publiques.
L’an passé, 13 milliards ont été recouvrés.
Analysons ces chiffres en détail ⤵️
Ensuite, quelques repères chiffrés.
20 milliards d’euros, c’est beaucoup.
C’est le salaire de 500 000 jeunes professeurs. C’est plus que le budget des APL. Ou presque autant que celui de la police et de la gendarmerie.
D’abord, une définition.
La fraude désigne une irrégularité ou une omission commise intentionnellement au détriment des finances publiques.
Une erreur n’est pas frauduleuse si elle est commise de bonne foi.
Lutter contre les fraudes.
En 2024, l’Etat, ses opérateurs et la sécurité sociale ont détecté 20 milliards d’euros de fraudes aux finances publiques.
En quelques années, les progrès sont incontestables. Mais on peut, on doit encore faire mieux.
Quelques réflexions ⬇️
Pardon, ce n’est pas mentionné dans l’étude. Il faudrait lui demander !
Bonjour, dans l’étude de 2022, il démarre en 1820 et décrit plusieurs régimes d’inégalités selon les époques. C’est l’objet de toute sa première partie, avant de se concentrer sur 1988-2018.
Dispo ici ⏩️ ses.ens-lyon.fr/fichiers/Art...
En résumé, il n’est pas vrai que l’immigration coûterait plus qu’elle ne rapporte d’un strict point de vue économique et budgétaire.
Cela n’épuise évidemment pas les débats sur le sujet.
Mais aucun débat n’est sérieux s’il ne s’appuie pas d’abord sur des faits. Surtout un débat aussi sensible.
Autre exemple : les étudiants étrangers.
Près de 5 millions d’étudiants internationaux sont comptabilisés dans l’OCDE. Soit 10 % des étudiants du supérieur. Les étudiants Chinois et Indiens en représentent 1/3.
Ils représentent un apport annuel de 115 milliards d’euros aux pays de l’OCDE.
17 % des travailleurs indépendants sont immigrés et chacun d’entre eux génère 0,2 emploi supplémentaire.
Sur la période 2011-2021, l’OCDE estime que l’entreprenariat des immigrés a créé 4 millions d’emplois.
A titre d’exemple, en 2023, le taux d’emploi des immigrés dans les économies de l’OCDE s’est élevé à 71,8 % et leur taux de chômage à 7,3 %.
Dans certains pays, leur taux d’emploi égale même ou dépasse celui des personnes nées dans le pays.
Cela signifie qu’à travers les prélèvements fiscaux et sociaux, les immigrés contribuent davantage au budget qu’ils ne reçoivent de prestations et services publics.
C’est logique compte tenu du fait qu’une majorité sont en âge de travailler et contribue donc à l’économie.
Le résultat ?
L’OCDE a évalué que l’immigration rapportait plus qu’elle ne coûtait aux finances publiques.
La « contribution budgétaire nette » de la population immigrée entre 2006 et 2018 s’élève à :
+1,02 % de PIB par an en 🇫🇷
+1,54 % en 🇩🇪
+1,00 % aux 🇺🇸