Si seulement on pouvait en profiter pour supprimer la fête de la musique...
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Bonjour, c'est l'heure de reposter cette BD, c'est pas moi qui fait les règles.
L’historien qui sort de son champ de spécialité pour proposer un grand récit au grand public, fait l’objet de pinaillage par le premier spécialiste venu lorsqu’il touche à son champ. C’est tout récit historique ambitieux qui devient impossible, et cela contribue à l’émiettement de l’histoire…
Je le redis : Patrick Boucheron est idolâtré pour de mauvaises raisons, tout comme il est critiqué pour de mauvaises raisons. Sa série documentaire est de très bonne qualité, et un spécialiste minutieux aura toujours quelque chose à redire. Une nouvelle illustration :
C’est déjà la fin des Rendez-vous de l’histoire 2025 ! Merci aux nombreux festivalier.e.s, aux intervenant.e.s des nombreuses rencontres ainsi qu’aux partenaires du festival. L’équipe vous donne rendez-vous en 2026 pour évoquer un nouveau thème : « Les Marchands ». On a déjà hâte de vous retrouver ! #festival #blois #histoire #RVH2025 #RVH2026
C’est déjà la fin des RVH 2025 !
Merci aux festivalier.e.s, aux intervenant.e.s des nombreuses rencontres, aux partenaires.
L’équipe vous donne rendez-vous en 2026 pour un nouveau thème : « Les Marchands ». On a déjà hâte de vous retrouver !
#festival #blois #histoire #RVH2025 #RVH2026
Réflexe inquisitorial typique consistant à dire qui est dans la vérité, qui est dans l’erreur. CQFD
On en reparlera, après la lecture du Libé des historiens de cette année, par exemple :)
Si ce type de série documentaire, très exigeante, on trouve encore des universitaires qui ont à y redire, c’est que la vulgarisation scientifique est impossible pour les universitaires.
Voyez, typiquement, je parle de « réflexe inquisitorial » et j’ai un spécialiste de l’inquisition qui vient me reprendre. J’adore !
Je pense que pour chaque épisode de cette série documentaire, on peut trouver un spécialiste qui estimerait qu’il y a en redire.
Rien que ça. C’est très facile d’être sévère sur un domaine dont on est expert.
C’est très facile de pointer les petites erreurs factuelles à partir de sa spécialité et de les considérer comme majeures car on les mettrait en perspective autrement avec plein éléments que l’on connaît, car on est spécialiste.
Je serais enclin à souligner une certaine gravité si nous étions dans un exercice scientifique (dans un article, par exemple, ce ne serait pas le acceptable) mais ce sont des détails pour l’exercice d’un documentaire historique (exigeant, de surcroît !).
Je n’ai aucune leçon à recevoir de vous, et revendiquer l’exactitude en histoire témoigne de votre naïveté. Et n’employez pas des mots que vous ne comprenez pas, cela n’a rien à voir avec la probité et l’éthique.
Je n’ai pas le même réflexe inquisitorial, du moins pour une série documentaire. Un spécialiste aura toujours quelque chose à redire, d’autant plus lorsqu’il s’agit de marquer son territoire académique.
« en novembre 800, Charlemagne raccompagne Léon III à Rome » (7’15). Ouch: Charlemagne avait fait raccompagner Léon l'année précédente; il vient seul en novembre 800 […] » ce n’est pas du pinaillage, sans doute.
Je ne sais pas qui manifeste son acrimonie personnelle, mais en revanche c’est bien lui qui a des arrière-pensées politiques dans son entreprise intellectuelle.
À ce compte, il y aura toujours à redire et sa belle entreprise qu’est sa série documentaire est donc impossible. Toute vulgarisation est impossible, car il y a toujours matière à critiquer puisque l’exercice n’est pas celui du chercheur. C’est de l’ordre du pinaillage la plupart du temps.
Plutôt que de remettre en question des approximations dont les nuances n’intéressent que quelques spécialistes parlant latin, il vaut mieux s’en prendre à l’histoire qu’il propose, autrement c’est du pinaillage sans intérêt…
Et oui, il parle de choses sans rapport en fin d’épisode, précisément pour décentrer le regard.
Oui, il se met en avant et il a bien raison, il propose une thèse, une vision : une histoire globale, très critiquable mais c’est sa position. On va pas reprocher à Boucheron de faire du Boucheron, il faut critiquer Boucheron, un peu de courage.
Sans doute il paye pour sa prétention intellectuelle, mais « Quand l’histoire fait dates » est une très bonne série documentaire. Oui, il simplifie parfois des enjeux, le format le veut, et c’est pédagogique : on remplacera jamais un ouvrage historique.
Patrick Boucheron est idolâtré pour de mauvaises raisons, tout comme il est critiqué pour de mauvaises raisons. Voilà une critique injuste de sa série documentaire de très bonne qualité, à laquelle un spécialiste minutieux aura toujours quelque chose à redire.
Dans la NHF, j’ai tenu à ce que la France soit saisie dans toutes ses dimensions et à toutes les échelles du village et de la ville à l’Europe au monde
Avec JL Pinol, J Raflik, É Bussiere, C Balouzat-Loubet, JL Lenhof, É Bédard, C Laux, JF Klein, JN Grandhomme, B Vaillot, J d’Andurain et J Frémeaux
Le lundi, c’est Cinci !
Cette semaine :
« J’ai peur pour toi, ma fille »
Bonne lecture !
cincivox.fr/2025/09/08/j...
On a quand même eu des postes à moustache avec directeur de thèse dans le jury, le compagnon de vie, et c’est passé !