Je vous raconte la bataille entre tous ces classements pour exister et la guerre diplomatique sous-marine que se livrent les Etats dans mon article. Pensez-y quand vous regarderez #TopChef ce soir... www.franceinfo.fr/culture/cuis...
Je vous raconte la bataille entre tous ces classements pour exister et la guerre diplomatique sous-marine que se livrent les Etats dans mon article. Pensez-y quand vous regarderez #TopChef ce soir... www.franceinfo.fr/culture/cuis...
Le seul chef tricolore à avoir "unifié les ceintures" (comme on dirait dans la boxe) c'est Mauro Colagreco. Et il l'a fait sans aide étatique, loin s'en faut
Et la France dans tout ça ? Toute ressemblance avec la position des Anglais qui se croyaient les rois du foot mais snobaient la Coupe du monde n'est pas entièrement fortuite.
Derrière, le Pérou a carrément lancé une OPA sur le classement, en invitant les jurés du 50Best à Lima. Forcément, comme il faut voter pour des restos hors de sa zone, ça aide à grimper au classement : en 2025, Lima compte 4 restos classés. Autant que Paris www.theworlds50best.com/list/1-50
Là où ça devient intéressant, c'est que des pays se sont emparés de ces classements pour redresser leur image de marque. Le cas d'école, c'est le Danemark qui a bâti en quelques années une gastronomie qui a secoué l'ordre mondial de la boustifaille.
J'ai compté pas moins d'une douzaine de classements différents, plus ou moins prestigieux, plus ou moins sérieux, et plus ou moins reconnus. Les chefs ne font pas les difficiles, m'assure un expert du secteur.
Quand on vous dit qu'aujourd'hui, ce classement fait la pluie et le beau temps, plus que le Michelin même. "Je pourrais proposer un menu à 2 000 euros, je serais complet quand même", me confie Bruno Verjus, chef de "Table", et dans le top 10 du classement depuis plusieurs années.
Cette idée de classement nous vient du Royaume-Uni (c'est un truc très anglo-saxon) pour secouer le cocotier du Guide Michelin, autrefois unique dépositaire de la critique culinaire ou presque. Le truc, c'est que la blague a pris de l'ampleur. Beaucoup d'ampleur.
Ce soir, c'est la nouvelle saison de "Top Chef". Fidèle téléspectateur de l'émission, je découvre chaque année une demi-douzaine de chefs tenant le "meilleur restaurant du monde". Que signifient ces classements redondants ? J'ai mené ma petite enquête 🧵 www.franceinfo.fr/culture/cuis...
Et au fait, qui a gagné la Caribbean Cup ? Où se retrouve ce trophée de légende (ah au fait, sinon, les Soviétiques ont gagné l'or 🥱) ? Vous le saurez en lisant mon article sur @franceinfo.fr www.franceinfo.fr/les-jeux-oly...
Dans le genre dinguerie, l'anecdote sur le médecin de l'équipe des Iles vierges américaines se pose aussi. Le règlement est formel, c'est obligatoire. Mais le texte ne précise pas QUEL GENRE de médecin
Cette histoire, c'est aussi l'incroyable dinguerie du sponsor caché de l'équipe des Antilles néerlandaises, qui allonge l'argent, mais ne veut SURTOUT PAS apparaître publiquement (spoiler : c'est une compagnie aérienne bien connue)
Le Prince a aussi réglé de sa poche le bob de l'équipe portugaise, croisée lors d'un entraînement à... Cortina d'Ampezzo. Et depuis la compétition, il envoie toujours ses vœux à ses anciens compagnons de bob
Le Prince Albert, engagé sous les couleurs monégasques, va empêcher ce putsch des gros et obtenir qu'on tire au sort l'ordre de passage. La suite est cousue de fil blanc : "J'ai tiré le n°1", sourit John Foster, des Iles Vierges américaines. www.eurosport.fr/bobsleigh/pe...
Accusant les petites nations de bousiller la piste, les cadors veulent instaurer un système de tête de série. C'est là que débarque le sauveur des petits, le défenseur des sans grades...
Le Prince Albert
Les grosses nations l'ont mauvaise. En tribune de presse, on entend des "Qui gagne ?" "On s'en fout, non ?" C'est vrai que la médaille d'or est en garde partagée entre les Soviétiques et l'Allemagne de l'Est [eeeet oui, Calgary, c'était il y a 38 ans 👴]
A quelques jours des épreuves, on en voit encore qui perfectionnent leur maîtrise de leur engin (aidés par les coachs des grosses nations). A quelques heures du départ, la peinture du bob n'est pas encore sèche
A la frontière, le douanier tique : "c'est vrai que l'équipe mexicaine de bobsleigh, ça sonne comme le club de natation du désert de Gobi", reconnaît l'un d'eux. Mais rien ne les empêche de réaliser leur rêve olympique.
Cette compétition, c'est l'esprit olympique façon Coubertin au carré. Certains concurrents sont fauchés : les Mexicains font... 53 heures de camionnette d'une traite pour rallier Calgary.
Y participent : la Jamaïque, les Iles vierges, le Portugal, les Antilles néerlandaises, l'Australie, le Portugal, la Nouvelle-Zélande, Monaco ou encore la Bulgarie.
La Bulgarie ? "Ils ont trouvé l'idée cool, et on les a laissés se joindre à nous", justifie un des organisateurs.
Ils auraient pu acheter une coupe en plastique au Décat' du coin, mais ils font ça bien : cotisation obligatoire, 1 000 dollars dans la cagnotte et un trophée fait sur mesure chez un joaillier de Calgary
Au total, une dizaine de pays totalement novices et - souvent- dépourvus de neige se retrouvent à Calgary et lance une compétition parallèle, le podium étant hors d'atteinte. La Caribbean Cup.
Quatre frères mexicains qui rêvent devant les Jeux de Sarajevo et financent leur rêve olympique à coup de pourboires dans la cantina où ils bossent comme serveurs et en vendant des t-shirts ? You're welcome
Des gentlemen des Iles Vierges américaines qui terminent une soirée un peu trop arrosée en décidant de se lancer dans l'aventure olympique ? Pas de problème. D'ailleurs, ils s'inscrivent à un cours "initiation au bobsleigh" le lendemain matin (de cuite)
Des étudiants en fac de médecine d'Amsterdam qui débarquent aux Antilles néerlandaises pour y fonder le comité national des sports d'hiver et former l'équipe de bobsleigh ? Pas de problème.
Au milieu des années 1980, le bobsleigh est sur la sellette aux Jeux. Pas assez de pays participants, des audiences en chute libre. Que fait la fédé internationale ? Elle encourage toutes les initiatives pour ouvrir son sport à de nouveaux pays. Vraiment toutes.
(vu que ledit mécène avait senti le potentiel commercial de la chose, avait décidé que l'histoire ferait un bon scénario quand le bob jamaïcain s'est crashé dans la dernière manche, et a vendu les droits à Disney dès 1989) www.newsweek.com/i-was-jamaic...
Mais ce qu'on ne sait pas, c'est que l'histoire des Jamaïcains, habilement marketée par leur mécène américain et l'office du tourisme local, a éclipsé une des histoires les plus dingues de l'histoire olympique. Vraiment.
Il y a déjà eu un paquet d'articles du genre "on a retrouvé les Rasta Rockett", le meilleur d'entre eux étant signé @raphaelgodet.bsky.social www.franceinfo.fr/sports/jo/re...