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La pochette de Sabrina Carpenter rappelle surtout dâautres images virales et problĂ©matiques, comme celles du clip âBlurred Linesâ, qui, en 2013, mettait en scĂšne des femmes nues et fĂ©tichisĂ©es par des hommes en costard. Une similitude qui explique que la journaliste Marie Solis dĂ©crive la photo comme un retour au mondeâprĂ©-#MeTooâ. Pour elle, la culture tient «pour acquis les avancĂ©es du fĂ©minisme»*, comme si le risque dâune vĂ©ritable domination Ă©tait suffisamment Ă©loignĂ© pour que les femmes puissent reprendre Ă leur compte ces stĂ©rĂ©otypes⊠Alors mĂȘme que leurs droits sont menacĂ©s partout dans le monde, et que le masculinisme progresse. Sources : «Sabrina Carpenter's 'Man's Best Friend' Album Art Is a Trap», Marie Solis pour le New York Times, 2025
Lâalbum de Sabrina Carpenter nâĂ©tant pas sorti pour le moment, une part de mystĂšre entoure encore sa stratĂ©gie, et son Ă©quipe a encore la possibilitĂ© de complexifier son discours. NĂ©anmoins, le sortie par la chanteuse dâune cover alternative âapprouvĂ©e par Dieuâ semble indiquer quâelle adhĂšre Ă lâidĂ©e selon laquelle ses dĂ©tracteurs sont simplement puritains, et quâils ne comprennent pas son intention ni son humour⊠Un raccourci dangereux, qui dĂ©place le dĂ©bat et le rĂ©duit Ă celleux qui sont pour lâexpression de la s*xualitĂ©, et les autres - ce qui empĂȘche toute rĂ©flexion critique et nuancĂ©e dâĂ©merger.
Sâinterroger Ă propos de la pochette de Carpenter, ce nâest pas du kink shaming ou de la pruderie ; câest simplement questionner les logiques marketing qui entourent la s*xualitĂ© fĂ©minine, et le message quâelles transmettent. Loin de moi lâidĂ©e de diaboliser les artistes fĂ©minines, qui naviguent comme elles le peuvent dans cet univers capitaliste, mais nâoublions pas que toute reprĂ©sentation crue de la s*xualitĂ© nâest pas nĂ©cessairement s*x-positive ni progressiste.
Pour comprendre les dĂ©bats autour de la s*xualisation des artistEs, par-delĂ la question de «qui est aux manettes», il faut surtout questionner lâimaginaire dans lequel ces images sâinscrivent. Depuis les annĂ©es 2000, nous vivons dans une Ăšre s*x-positive, marquĂ©e par lâomniprĂ©sence de contenus explicites, la dĂ©mocratisation -et la libĂ©ralisation- du TDS (via des plateformes comme Only Fan), et lâidĂ©al dâune s*xualitĂ© fun, consentante et assumĂ©e. Dans la pop culture, cela sâest traduit par une association de la s*xualitĂ© fĂ©minine Ă lâempowerment : aprĂšs des dĂ©cennies Ă ĂȘtre hypers*xualisĂ©es contre leur volontĂ©, les pop stars cĂ©lĂ©braient sans tabou la capacitĂ© des femmes Ă disposer de leurs corps & Ă prendre du plaisir au mĂȘme titre que les hommes.
Avec cette pochette dâalbum oĂč elle se compare Ă un chien, Sabrina Carpenter sâinscrit dans ce discours autour dâune s*xualitĂ© fĂ©minine supposĂ©ment assumĂ©e, mais y ajoute une rĂ©flexion autour de la domination dont les femmes, selon elle, pourraient ĂȘtre Ă la fois victimes et demandeuses, pour leur plaisir. La notion de choc, autre grande stratĂ©gie marketing, est encore une fois au coeur de cette image, mais elle sâest dĂ©placĂ©e : parce que nous sommes constamment exposĂ©.e.s Ă des images Ă caractĂšre p*rnographique, la nuditĂ© nâa plus le mĂȘme pouvoir sur nos imaginaires, et lâĂ©quipe de Sabrina mise ici sur la violence et son ambiguĂŻtĂ© (dĂ©sirĂ©e ? dĂ©gradante ? ), qui devient le palier suivant pour capter lâattention du grand public... Et force est de constater que ça fonctionne.
Pour dĂ©fendre la dĂ©marche de la chanteuse et lâinscrire dans un cadre fĂ©ministe, ses fans ont beaucoup mobilisĂ© les discours autour du kink (la prĂ©fĂ©rence/le fĂ©tiche s*xuel) et du choice feminism (lâidĂ©e que le fĂ©minisme, câest la libertĂ© de pouvoir choisir ce quâon veut, mĂȘme si ces choix ne sont pas nĂ©cessairement vus comme progressistes : ĂȘtre une mĂšre au foyer, chercher Ă correspondre aux normes de beautĂ© patriarcales ou... aimer ĂȘtre dominĂ©.e s*xuellement par des hommes ). Beaucoup rappellent ainsi que lâempowerment, câest aussi la possibilitĂ© de parler de sa s*xualitĂ© comme on le veut, mĂȘme lorsquâelle implique des fantasmes dĂ©gradants, et dâassumer les contradictions au coeur de nos dĂ©sirs.
NĂ©anmoins, cette lecture est difficile car le s*x-positivism dont se rĂ©clament ces fans est au final peu lisible ici. MĂȘme si on devine la volontĂ© de satire, lâimage reste premier degrĂ© et univoque, car son Ă©rotisme est lisse et nâa rien de subversif (une belle jeune femme blonde, mince, se fait animaliser et violenter par un homme, et a priori, aime ça) ; rien nâinvite Ă la critique, outre les intentions que nous projetons sur la photo. La scĂšne, qui Ă©voque aussi les violences conjugales, rend par ailleurs compliquĂ©e une lecture empowering ; loin dâattester dâun «regard fĂ©mini»n, cette image (qui a dâailleurs Ă©tĂ© prise par un photographe, Bryce Anderson) semble plutĂŽt nous indiquer que lâartiste a compris, intĂ©grĂ© et reproduit les codes du regard masculin (dĂ©shumanisant, violent). Bien que lâhomme sur la photo soit hors-cadre, il est en rĂ©alitĂ©...partout.
Ces derniĂšres semaines, la cover du nouvel album de Sabrina Carpenter, intitulĂ© Manâs Best Friend, a dĂ©frayĂ© la chronique. Tandis que ses dĂ©tracteurs reprochent Ă la chanteuse dâavoir poussĂ© trop loin son hypers*xualisation, une grande partie de sa fanbase a volĂ© Ă son secours, en invoquant le droit des femmes cĂ©lĂšbres Ă avoir une s*xualitĂ©. Les soutiens de Sabrina Carpenter ont rappelĂ© que la jeune femme est connue pour son second degrĂ©, et ont dĂ©plorĂ© la pruderie dâun public incapable de saisir lâironie de sa dĂ©marche.
Notons que la pop culture a toujours Ă©tĂ© s*xuelle et quâelle sâest toujours appuyĂ©e sur des s*x-symbols dont lâĂ©rotisme varie en fonction des Ă©poques ; le tout premier Ă©tait Hedy Lamarr, une actrice qui jouĂ© la premiĂšre scĂšne dâorgasme fĂ©minin du cinĂ©ma en 1933, dans le film muet Extase. Sabrina sâinscrit en rĂ©alitĂ© dans lâarchĂ©type de longue date de la blonde sulfureuse, Ă lâinstar de Marilyn Monroe, Brigitte Bardot, Pamela Anderson ou encore de Britney Spears, dont beaucoup dâartistes sâinspirent en ce moment (Addison Rae, Sydney Sweeney).
En vĂ©ritĂ©, Hollywood lâa trĂšs bien compris, s*x sells : la pop culture cherche Ă repousser les limites du politiquement correct parce que le choc est un argument marketing. En cela, elle a toujours Ă©tĂ© accusĂ©e d'immoralitĂ© -mĂȘme quand ses contenus Ă©taient plutĂŽt soft. Le dĂ©bat autour de la pochette dâalbum de Sabrina Carpenter est loin dâĂȘtre original ; il suffit de se souvenir des controverses suscitĂ©es par le livre photo S*X de Madonna en 1998, ou encore par la sĂ©rie Gossip Girl dans les annĂ©es 2010 pour comprendre qur la nuditĂ© (mĂȘme partielle) et le s*xe (mĂȘme non-explicite) ont toujours Ă©tĂ© au coeur dâune bataille idĂ©ologique⊠et lucrative.
Lâhypers*xualisation est aussi devenue un rite de passage pour les jeunes pop stars dĂ©sireuses dâentrer dans lâĂąge adulte, de capter un public plus ĂągĂ© et dâasseoir leur longĂ©vitĂ©. Câest la trajectoire typique des stars Disney ou Nickelodeon, de Britney Spears Ă Miley Cyrus en passant par Ariana Grande. Ces transitions font toujours lâobjet dâun backlash important, tandis quâune partie du public crie au scandale et dĂ©nonce leur mauvaise influence. Sabrina Carpenter, ex-vedette Disney qui a commencĂ© sa carriĂšre dans la sĂ©rie pour prĂ©ados Girl meets World Ă 15 ans, ne fait pas exception Ă la rĂšgle.
pourquoi la pochette d'album de Sabrina Carpenter a-t-elle suscitĂ© un tel dĂ©bat ? aujourd'hui, on parle du rĂŽle du s*xe dans la pop culture et de la façon dont les artistes fĂ©minines s'en emparent đ
je signe un article sur le phénomÚne de Letterboxd et ce qu'il raconte de notre cinéphilie 2.0 dans le nouveau numéro de
@viewsfrance.bsky.social đđïžđŹ le magazine est Ă retrouver sur leur site !
Never Been Kissed, Raja Gosnell (1999)
c'est probablement l'un des pires teen movies et l'une des pIRES romcoms que j'ai vu de ma vie, RIEN ne va, l'histoire repose uniquement sur du détournement de mineurs et pourquoi Drew Barrymore est niaise comme ça ?
Presence, Steven Soderbergh (2025)
je m'attendais à rien et j'ai trouvé ça vraiment génial... le concept est mince mais il fonctionne super bien, ça m'a rappelé le génialissime A ghost story (<3), l'intrigue est cool, l'héroïne est trop attachante, LUCY LIU, bref bravo
Party Girl, Daisy von Scherler Mayer (1995)
peut-ĂȘtre l'une des meilleures comĂ©dies coming of age que j'ai vues... trop belle lettre d'amour Ă New York, Ă la vingtaine, Ă la culture de la fĂȘte dans toute sa queerness et sa mixitĂ©, et un film qui inclut gĂ©nialement l'immigration
Parthenope, Paolo Sorrentino (2025)
partagĂ©e entre l'Ă©coeurement et la fascination... l'hĂ©roĂŻne est Ă la fois 100% male gaze et en mĂȘme temps, le film en fait autre chose, Ă©vite certains Ă©cueils et dresse une belle fresque hypnotique du Naples des (ultra) riches
Mickey 17, Bong Joon ho (2025)
Bong Joon ho nous prouve (again) qu'on peut faire un cinéma malin, politique et drÎle à la fois, j'étais : à fond, entre rires et larmes (parce que ça touche assez juste niveau angoisses). Pattinson : enfin le génie comique qu'on savait qu'il était
Blow Out, Brian de Palma (1985)
Ă plein d'Ă©gards, ce film est gĂ©nial : il y a un cĂŽtĂ© fĂ©tichiste du cinĂ©ma qui est trĂšs satisfaisant, et mĂȘme si j'ai dĂ©testĂ© la fin, je comprends sa place dans le scĂ©nario et je trouve ça trĂšs malin comme rĂ©flexion
Wolf Man, Leigh Whannell (2025)
il y avait de trĂšs bonnes idĂ©es de mise en scĂšne, c'Ă©tait malin ! aprĂšs le film n'est pas rĂ©volutionnaire dans son genre, et le cĂŽtĂ© trĂšs ramassĂ© de l'intrigue fait que trĂšs vite, on voit oĂč ça va aller et on s'ennuie un petit peu
Julie se tait, Leonardo Van Dijl (2025)
l'histoire d'une relation abusive entre une jeune sportive et son coach n'est (malheureusement) plus nouvelle, mais la mise en scÚne était trÚs maline et glaçante, et ça permet aussi de réfléchir à la temporalité de la parole des victimes
Ice Princess, Tim Fywell (2005)
j'ai regardé ce film parce que j'étais trop triste du décÚs de Michelle Trachtenberg... elle était trop cool, le film est chouette, il y a Samantha de Sex and the City ET Hayden Panettiere
Mortelle Saint-Valentin, Jamie Blanks (2001)
c'était un slasher à la fois affreusement nul (les plot holes ? les milliards de persos ?) et plutÎt cool ! le cast trÚs 90s (Denise Richards, David Boreanaz, Katerine Heigl...) fait trop plaisir
vais tenter un comeback ici pour mettre enfin Ă jour ma liste de films vus....
merci de m'avoir fait découvrir skins, Marina and the Diamonds et la dépression <3
qui pour lancer en douce loml quand il monte sur scĂšne
so here's the deal: I will watch any movie with anya taylor joy in it. i don't care about the rotten tomatoes score. plot... dialogue... i do not give a shit about such nonsense. i'm not here for it. i am here to sit in a dark room and watch anya taylor joy do and say things for 1-2 hours.
je viens de passer pas mal de temps à regarder les criterion closet et je tiens à dire ce que ce sont pour la plupart des énormes PROUVEURS ? comment ça tous les invités choisissent un Fellini, un Kiarotsami et un Bergman ou le Che de Soderbergh ? soyez sérieux
well je vais Ă Rennes
attention Ă vous <3
[Appel à témoignages]
Coucou ! Pour un article, je suis Ă la recherche de personnes qui utilisent ChatGPT pour rĂ©gler leurs problĂšmes de couple / rĂ©soudre un conflit. Mes DMs sont ouverts đ«°đŒ
va-t-il falloir que j'aille Ă Rennes pour voir oklou... peut-ĂȘtre
un jour je ferai un thread sur pourquoi Luke n'est PAS le grand amour de Lorelai mais simplement un homme mid avec des anger issues, une capacité limité pour le compromis et des difficultés à s'engager
i'm gonna say what i'm gonna say mais je pense que leur relation dans la saison 7 est certes prĂ©cipitĂ©e mais it makes sense au vu de leur passif et Ă plein d'Ă©gards, Chris est bien plus adaptable et comprĂ©hensif que Luke đ«ą
unpopular opinion mais le traitement de Christopher dans la saison 7 de Gilmore Girls est trop injuste... il fait tout pour s'adapter à Lorelai et à sa vie et elle passe son temps à le CRITIQUER ça me tend
Your Monster, Caroline Lindy (2024)
c'Ă©tait tellement gĂ©nial ? cette réécriture de la Belle et la BĂȘte par le prisme de la colĂšre (mais pas le female rage bien lisse qu'on nous vend ces derniers temps) Ă©tait trĂšs malin et trĂšs rĂ©jouissant, Melissa Barrera slay (ne plus ĂȘtre dans Scream lui sied) !!
The Girlfriend Experience, Steven Soderbergh (2012)
malgré le casting de Sasha Grey que je trouvais cool, le film est trÚs creux et grossier dans son récit de la prostitution et de ses limites parfois poreuses entre perso et pro... boring et faussement subversif