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Petite Antigone de rien du tout

@antigoneisqueen

cette meuf relou qui pense que 98% des choses aimées par les autres (et elle-même) sont de droite

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19.09.2023
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Ce qui est assez fou avec Ken Loach c'est que chaque nouveau film que je vois de lui me fait un peu plus comprendre à quel point il est fin et surtout radical politiquement. Raining Stones sur une communauté plutôt religieuse et touchée par le chômage est un nouvel exemple de l'intelligence sans limite de son cinéma. Jamais complaisant, jamais supérieur, il ne s'applique qu'à montrer les inégalités sociales et, à la manière d'un Charlot dans Les Temps modernes, il met en fond des solutions avec des personnages politisés. Mais, parfois, c'est difficile de se politiser quand son seul objectif au jour le jour c'est de nourrir sa famille. Le film montre une fierté ambivalente aussi, à la fois touchante mais aussi destructrice et symbole d'un système patriarcale qui fait que les hommes se détruisent tout seuls à cause de leur propre système de valeur.

Ce qui est assez fou avec Ken Loach c'est que chaque nouveau film que je vois de lui me fait un peu plus comprendre à quel point il est fin et surtout radical politiquement. Raining Stones sur une communauté plutôt religieuse et touchée par le chômage est un nouvel exemple de l'intelligence sans limite de son cinéma. Jamais complaisant, jamais supérieur, il ne s'applique qu'à montrer les inégalités sociales et, à la manière d'un Charlot dans Les Temps modernes, il met en fond des solutions avec des personnages politisés. Mais, parfois, c'est difficile de se politiser quand son seul objectif au jour le jour c'est de nourrir sa famille. Le film montre une fierté ambivalente aussi, à la fois touchante mais aussi destructrice et symbole d'un système patriarcale qui fait que les hommes se détruisent tout seuls à cause de leur propre système de valeur.

Il y a surtout le rapport à la religion. Les "raining stones" me semble être une référence aux "hailstones" qui s'abattent sur l'humanité lors de la Révélation, si grosses et destructrices qu'elles sont tout de suite interprétées comme un acte de Dieu. Dans ce film, c'est pour la communion de sa fille que le protagoniste plonge dans la merde, littéralement. Ken Loach ne se moque jamais de sa croyance car, comme avec la Révélation, il y a l'idée que la croyance en Dieu permet de survivre, de s'élever et on comprend pourquoi il s'y accroche. Et tout cela est magnifiquement articulé à la fin du film qui confirme sa référence à la colère de Dieu mais la tourne de manière sociale et communiste où Il serait juste. Un Dieu juste c'est Celui qui aide les pauvres. C'est un film touchant, drôle, brillant qui offre un point de vue que je crois n'avoir presque jamais pu contempler dans le cinéma social.

Il y a surtout le rapport à la religion. Les "raining stones" me semble être une référence aux "hailstones" qui s'abattent sur l'humanité lors de la Révélation, si grosses et destructrices qu'elles sont tout de suite interprétées comme un acte de Dieu. Dans ce film, c'est pour la communion de sa fille que le protagoniste plonge dans la merde, littéralement. Ken Loach ne se moque jamais de sa croyance car, comme avec la Révélation, il y a l'idée que la croyance en Dieu permet de survivre, de s'élever et on comprend pourquoi il s'y accroche. Et tout cela est magnifiquement articulé à la fin du film qui confirme sa référence à la colère de Dieu mais la tourne de manière sociale et communiste où Il serait juste. Un Dieu juste c'est Celui qui aide les pauvres. C'est un film touchant, drôle, brillant qui offre un point de vue que je crois n'avoir presque jamais pu contempler dans le cinéma social.

10.03.2026 17:57 👍 1 🔁 0 💬 0 📌 0
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Les coups de coeur de la rédac : février 2026 - Cinématraque Février c’est le mois de la Saint-Valentin, alors quel meilleur mois pour avoir des COUPS DE CŒUR, je vous le […]

Nous sommes en mars, c'est donc le moment de partager les coups de cœur cinéma de la rédaction pour le mois de février 2026 ! Au programme, des lesbiennes, du Fassbinder et Nicolas Cage.

www.cinematraque.com/2026/03/10/l...

10.03.2026 08:06 👍 2 🔁 4 💬 1 📌 2
La première chose qui m'a surprise positivement dans Pillion de Harry Lighton c'est comme il entre sans frémir dans le royaume BDSM et montre une vraie communauté où ce jeu est présent à chaque instant. Ce n'est pas une petite relation kinky, c'est une entrée dans un univers déstabilisant qui questionne nos propres acceptations et ouvertures d'esprits. En osant ainsi, le film s'éloigne des représentations basiques que j'ai pu voir au cinéma et propose de rencontrer ces gens qui existent, s'aiment et se désirent comme on le voit peu. Le film est le parcours classique du poisson hors de son bocal avec un jeune homme qui se découvre de nouveaux désirs. Tous les instants de confusions viennent du fait qu'il apprend et qu'il est, il faut le dire, aussi sous emprise. C'est peut-être ça que le film gère le moins bien.
Malgré toute sa bienveillance envers la communauté qu'il dépeint, il montre une situation où le biker dominant ne communique pas assez avec le consentement et les limites. Si le Pillion montre son envie d'apprendre dès le début, cela ne justifie pas cet étrange flou. J'adore cette histoire osée d'éducation queer et SM, elle aurait juste gagnée à être un peu plus douce. Je conseille en complément le documentaire assez fou, BloodSisters: Leather, Dykes, and Sadomasochism de Michelle Handelman, sur une commu lesbiennes SM qui plonge dans les pratiques, parle avec les concernées et aborde tout l'aspect politique.

La première chose qui m'a surprise positivement dans Pillion de Harry Lighton c'est comme il entre sans frémir dans le royaume BDSM et montre une vraie communauté où ce jeu est présent à chaque instant. Ce n'est pas une petite relation kinky, c'est une entrée dans un univers déstabilisant qui questionne nos propres acceptations et ouvertures d'esprits. En osant ainsi, le film s'éloigne des représentations basiques que j'ai pu voir au cinéma et propose de rencontrer ces gens qui existent, s'aiment et se désirent comme on le voit peu. Le film est le parcours classique du poisson hors de son bocal avec un jeune homme qui se découvre de nouveaux désirs. Tous les instants de confusions viennent du fait qu'il apprend et qu'il est, il faut le dire, aussi sous emprise. C'est peut-être ça que le film gère le moins bien. Malgré toute sa bienveillance envers la communauté qu'il dépeint, il montre une situation où le biker dominant ne communique pas assez avec le consentement et les limites. Si le Pillion montre son envie d'apprendre dès le début, cela ne justifie pas cet étrange flou. J'adore cette histoire osée d'éducation queer et SM, elle aurait juste gagnée à être un peu plus douce. Je conseille en complément le documentaire assez fou, BloodSisters: Leather, Dykes, and Sadomasochism de Michelle Handelman, sur une commu lesbiennes SM qui plonge dans les pratiques, parle avec les concernées et aborde tout l'aspect politique.

06.03.2026 18:22 👍 4 🔁 0 💬 0 📌 0
J'écris cette critique après avoir revu les Temps modernes de Charlie Chaplin pour le taff et après en avoir discuté avec les enfants. Je fais un métier formidable quand même. Le moment où j'ai réussi à les emmener tous seuls vers le parallèle que fait Chaplin entre la prison et l'usine et qu'ils étaient mode "oh mais ouiii" ou la petite qui dit que c'est pas du vol si on prend du pain car on a faim. Ce que fait Chaplin est si fort, en une minute il fait comprendre à des petits que les patrons c'est comme la police, que l'autorité détruit les gens. Il utilise le burlesque de manière si politique ici : le corps du prolétaire est maltraité par le travail, les matraques, la pauvreté. Et lorsqu'il est libre, qu'il chante, il est talentueux et universel. C'est un film profondément intelligent et politique, sur celui dont la misère empêche de comprendre l'engagement autour de lui alors qu'il est lui-même une figure radicale par sa lutte pour survivre.

J'écris cette critique après avoir revu les Temps modernes de Charlie Chaplin pour le taff et après en avoir discuté avec les enfants. Je fais un métier formidable quand même. Le moment où j'ai réussi à les emmener tous seuls vers le parallèle que fait Chaplin entre la prison et l'usine et qu'ils étaient mode "oh mais ouiii" ou la petite qui dit que c'est pas du vol si on prend du pain car on a faim. Ce que fait Chaplin est si fort, en une minute il fait comprendre à des petits que les patrons c'est comme la police, que l'autorité détruit les gens. Il utilise le burlesque de manière si politique ici : le corps du prolétaire est maltraité par le travail, les matraques, la pauvreté. Et lorsqu'il est libre, qu'il chante, il est talentueux et universel. C'est un film profondément intelligent et politique, sur celui dont la misère empêche de comprendre l'engagement autour de lui alors qu'il est lui-même une figure radicale par sa lutte pour survivre.

04.03.2026 21:12 👍 9 🔁 4 💬 0 📌 0

Je pense à elle*

*la petite qui m'a dit pendant le débat sur les temps modernes "pour moi c'est pas des voleurs c'est juste qu'ils ont faim !!!" Ok Victor Hugo...

04.03.2026 20:29 👍 10 🔁 0 💬 0 📌 0
Le problème de History of Sound de Oliver Hermanus c'est qu'il n'embrasse pas assez sa belle idée de base. Le film est (comme son titre français l'appuie) sur les souvenirs et sur comment les garder. Mais, au lieu de se concentrer sur les images, photos et peintures, c'est le son qui ici marque et manque et c'est une belle idée que de penser le bruit comme passé que l'on perd. Ainsi, il met en parallèle les chants du folklore avec l'histoire d'amour des deux musiciens comme deux choses vouées à se perdre mais que l'on cherche à sauvegarder. Sur la papier c'est magnifique. Mais dans les faits Hermanus n'a pas une mise en scène à la hauteur, n'a finalement aucune idée autour du son. Les chants sont trop lisses, trop bien chantés, les voix ne sont pas assez utilisées comme seules composantes de mémoire. À se vouloir si délicat le film oublie d'avoir un peu d'audace et d'idées. C'est joli parfois mais trop plat tout le temps, un paradoxe pour un film qui parle justement des reliefs que crée le son.

Le problème de History of Sound de Oliver Hermanus c'est qu'il n'embrasse pas assez sa belle idée de base. Le film est (comme son titre français l'appuie) sur les souvenirs et sur comment les garder. Mais, au lieu de se concentrer sur les images, photos et peintures, c'est le son qui ici marque et manque et c'est une belle idée que de penser le bruit comme passé que l'on perd. Ainsi, il met en parallèle les chants du folklore avec l'histoire d'amour des deux musiciens comme deux choses vouées à se perdre mais que l'on cherche à sauvegarder. Sur la papier c'est magnifique. Mais dans les faits Hermanus n'a pas une mise en scène à la hauteur, n'a finalement aucune idée autour du son. Les chants sont trop lisses, trop bien chantés, les voix ne sont pas assez utilisées comme seules composantes de mémoire. À se vouloir si délicat le film oublie d'avoir un peu d'audace et d'idées. C'est joli parfois mais trop plat tout le temps, un paradoxe pour un film qui parle justement des reliefs que crée le son.

03.03.2026 19:00 👍 4 🔁 1 💬 0 📌 0
La mise en scène très belle et symbolique de Elaine Proctor dans Friends porte et explique le drame. Se déroulant durant l'apartheid dans les années 90 en Afrique du Sud, le film se perd rarement en explication sur la situation mais lorsqu'on voit qui domine qui dans l'espace, à quoi ressemblent les maisons des uns et des autres, comment se passent les regards et interactions on comprend tout de suite. Le film se refuse à tout didactisme, notamment car il veut montrer des situations complexes et des humains déchirés - même si on voit bien que le cœur de Elaine Proctor est du bon côté. Pour parler de l'Afrique du Sud tiraillée, elle utilise trois femmes meilleures amies et d'origine différentes. Leurs liens représentent le pays, du moins dans un premier temps, plein de tension, de racisme, d'incompréhension. C'est un beau film politique et triste, trop méconnu.

La mise en scène très belle et symbolique de Elaine Proctor dans Friends porte et explique le drame. Se déroulant durant l'apartheid dans les années 90 en Afrique du Sud, le film se perd rarement en explication sur la situation mais lorsqu'on voit qui domine qui dans l'espace, à quoi ressemblent les maisons des uns et des autres, comment se passent les regards et interactions on comprend tout de suite. Le film se refuse à tout didactisme, notamment car il veut montrer des situations complexes et des humains déchirés - même si on voit bien que le cœur de Elaine Proctor est du bon côté. Pour parler de l'Afrique du Sud tiraillée, elle utilise trois femmes meilleures amies et d'origine différentes. Leurs liens représentent le pays, du moins dans un premier temps, plein de tension, de racisme, d'incompréhension. C'est un beau film politique et triste, trop méconnu.

02.03.2026 13:00 👍 0 🔁 0 💬 0 📌 0
J'ai vu ce film vendredi et au vue des événements récents tant ceux d'hier que ceux même d'avant je ne me sens pas trop de faire une review "normale" de ce film. Ce que j'en ai pensé importe en réalité très peu. Je pense au peuple Iranien qui se fait écraser par son régime mais aussi par l'impérialisme étasunien et globalement occidental. Je pense aux femmes qui souffrent et meurent. Je pense à ceux qui se font tuer dans l'ignorance et qui pourtant continuent de lutter. On ne peut peut-être rien faire de très concret mais ça ne veut pas dire qu'on ne peut pas en parler, apporter du soutien comme on peut. Aucune guerre n'est justifiée, aucune mort de civile non plus. Je vous invite à ré-écouter le discours de Golshifteh Farahani aux Césars de cette année.

J'ai vu ce film vendredi et au vue des événements récents tant ceux d'hier que ceux même d'avant je ne me sens pas trop de faire une review "normale" de ce film. Ce que j'en ai pensé importe en réalité très peu. Je pense au peuple Iranien qui se fait écraser par son régime mais aussi par l'impérialisme étasunien et globalement occidental. Je pense aux femmes qui souffrent et meurent. Je pense à ceux qui se font tuer dans l'ignorance et qui pourtant continuent de lutter. On ne peut peut-être rien faire de très concret mais ça ne veut pas dire qu'on ne peut pas en parler, apporter du soutien comme on peut. Aucune guerre n'est justifiée, aucune mort de civile non plus. Je vous invite à ré-écouter le discours de Golshifteh Farahani aux Césars de cette année.

01.03.2026 08:15 👍 8 🔁 1 💬 0 📌 0

Ultra violent j'ai haïs ce moment. Je pense qu'il aurait fallu détacher son discours d'une remise de prix car là ça donne juste littéralement l'image d'un monde hors du monde.

27.02.2026 12:18 👍 13 🔁 0 💬 0 📌 0
Il y a plusieurs belles idées dans Coutures de Alice Winocour. Déjà l'envie de mêler plusieurs destins de femmes dans le monde de la mode et montrer que chacune grimpe grâce à l'autre ce qui permet de construire un beau réseau de sororité secret. Se tisse tout un parallèle entre la mode et le milieu médical dans leur façon et de mal et bien traiter les corps féminins, de les sauver/sublimer et les mettre en souffrance et surtout de parfois les traiter avec trop peu d'égard. Enfin la solidarité entre les mannequins défie ici les clichés et le film rappelle que beaucoup sont des exilées/migrantes et c'est ça aussi un défilé, plein de vécus de femmes qui ont soufferts. Si tout ceci était parfaitement développé le film serait sublime. Malheureusement il mêle tant de chose qu'il ne va pas assez loin, il se perd et peine à bien raconter toute ses merveilleuses idées. J'en retiens plein de beaux bourgeons mais rien qui passe le stade du concret.

Il y a plusieurs belles idées dans Coutures de Alice Winocour. Déjà l'envie de mêler plusieurs destins de femmes dans le monde de la mode et montrer que chacune grimpe grâce à l'autre ce qui permet de construire un beau réseau de sororité secret. Se tisse tout un parallèle entre la mode et le milieu médical dans leur façon et de mal et bien traiter les corps féminins, de les sauver/sublimer et les mettre en souffrance et surtout de parfois les traiter avec trop peu d'égard. Enfin la solidarité entre les mannequins défie ici les clichés et le film rappelle que beaucoup sont des exilées/migrantes et c'est ça aussi un défilé, plein de vécus de femmes qui ont soufferts. Si tout ceci était parfaitement développé le film serait sublime. Malheureusement il mêle tant de chose qu'il ne va pas assez loin, il se perd et peine à bien raconter toute ses merveilleuses idées. J'en retiens plein de beaux bourgeons mais rien qui passe le stade du concret.

27.02.2026 10:23 👍 3 🔁 0 💬 0 📌 0

La fiction est une construction non neutre en fait, tout comme nos imaginaires et visions du passé. Je l'avais déjà dit à l'époque, le jeu est suranné et même si ça peut plaire ou peut avoir un côté agréable, il ne faut pas fermer les yeux sur ce que ça charie au global.

25.02.2026 07:56 👍 9 🔁 0 💬 0 📌 0

les designs et personnages font état d'un imaginaire colonial et vieille France. Elle explique aussi de façon géniale comment les structures narratives de ce jeu (comme plein d'autres !) sont celles d'un imaginaire bourgeois. Et trois contre-exemples vite fait trouvés dans le jeu ne retirent pas ça.

25.02.2026 07:56 👍 9 🔁 0 💬 1 📌 0
Expedition 33 : Entre Nationalisme, Misogynie et Haine de l'Etranger.
Expedition 33 : Entre Nationalisme, Misogynie et Haine de l'Etranger. YouTube video by ache

Énorme travail de @acheunderscore.bsky.social !
Je trouve ça dommage tous les commentaires qui disent "j'aime ton travail mais.." car je trouve qu'ils montrent une vraie incompréhension de son travail. La vidéo est une analyse sur comment l'univers, le gameplay, -
youtu.be/Z8M8q80bTKg?...

25.02.2026 07:56 👍 18 🔁 1 💬 1 📌 0
Le Mystérieux Regard du Flamant rose de Diego Céspedes décide de regarder l'histoire queer au Chili au moment du SIDA comme pour compenser le fait qu'à l'époque on ne voulait pas voir les morts, les LGBT. Du titre jusque dans l'image, tout est axé autour des yeux qu'on bande, qu'on lèche, qu'on perce, qui sont magiques mêmes et qui représentent les regards amoureux mais aussi les dénis. Le film, lui, regarde beaucoup avec des plans souvent longs qui jouent sur les attentes des contre champs. J'aime comment l'histoire se transforme lentement en sorte de conte où finalement le désert avec les TDS et les mineurs devient une communauté fermée où l'empathie réussit à régner et où la mort n'empêche pas de s'aimer car on est obligé·e de vivre avec. L'émotion du film est immense, j'ai personnellement sangloté tout le générique. Je trouve ça hyper important tous ces films sur la mémoire d'une époque où on a fermé les yeux sur toute une communauté qui mourrait ; et c'est hyper important de rappeler leur existence car cette histoire c'est l'histoire de toutes les personnes queer aujourd'hui.

Le Mystérieux Regard du Flamant rose de Diego Céspedes décide de regarder l'histoire queer au Chili au moment du SIDA comme pour compenser le fait qu'à l'époque on ne voulait pas voir les morts, les LGBT. Du titre jusque dans l'image, tout est axé autour des yeux qu'on bande, qu'on lèche, qu'on perce, qui sont magiques mêmes et qui représentent les regards amoureux mais aussi les dénis. Le film, lui, regarde beaucoup avec des plans souvent longs qui jouent sur les attentes des contre champs. J'aime comment l'histoire se transforme lentement en sorte de conte où finalement le désert avec les TDS et les mineurs devient une communauté fermée où l'empathie réussit à régner et où la mort n'empêche pas de s'aimer car on est obligé·e de vivre avec. L'émotion du film est immense, j'ai personnellement sangloté tout le générique. Je trouve ça hyper important tous ces films sur la mémoire d'une époque où on a fermé les yeux sur toute une communauté qui mourrait ; et c'est hyper important de rappeler leur existence car cette histoire c'est l'histoire de toutes les personnes queer aujourd'hui.

24.02.2026 15:48 👍 1 🔁 0 💬 0 📌 0

La guerre des mondes ?

23.02.2026 19:28 👍 0 🔁 0 💬 1 📌 0

Je crois je sais je sais pas si j'ai le droit de donner la réponse

23.02.2026 19:21 👍 0 🔁 0 💬 2 📌 0
Desert Hearts de Donna Deitch est un film absolument magnifique. Tout tourne autour de relations entre femmes que ce soit de façon antagoniste, familiale, amicale et évidemment amoureuse pour construire un éveil lesbien enveloppé de pluralité féminine. Dans des États-Unis reaganienne réactionnaires, Donna Deitch emmène ses protagonistes dans le Nevada et montre un sud parallèle où des femmes vivent libres et ensembles. La manière dont Vivian Bell, professeur new-yorkaise, découvre le plaisir et l'amour au travers de sa rencontre avec la courageuse Clay est absolument magnifique et cette représentation positive, romantique et profonde de l'amour lesbien est plus que fort en 1985. Il y a l'une des plus belles scènes de sexe entre femmes de l'histoire du cinéma, qui fait à elle seule de ce film un vrai chef d’œuvre à mes yeux.

Desert Hearts de Donna Deitch est un film absolument magnifique. Tout tourne autour de relations entre femmes que ce soit de façon antagoniste, familiale, amicale et évidemment amoureuse pour construire un éveil lesbien enveloppé de pluralité féminine. Dans des États-Unis reaganienne réactionnaires, Donna Deitch emmène ses protagonistes dans le Nevada et montre un sud parallèle où des femmes vivent libres et ensembles. La manière dont Vivian Bell, professeur new-yorkaise, découvre le plaisir et l'amour au travers de sa rencontre avec la courageuse Clay est absolument magnifique et cette représentation positive, romantique et profonde de l'amour lesbien est plus que fort en 1985. Il y a l'une des plus belles scènes de sexe entre femmes de l'histoire du cinéma, qui fait à elle seule de ce film un vrai chef d’œuvre à mes yeux.

23.02.2026 12:00 👍 3 🔁 0 💬 0 📌 1
En 2022 à la suite de l'assassinat du premier ministre d'extrême droite et révisionniste Abe Shinzo, Masao Adachi écrit Revolution+1 en 3 jours et le filme en 8 jours. Ce film qui traite notamment de l'horreur d'une secte chrétienne sort au Japon (ce qui est fou mais génial) le 24 décembre (ce qui me fait mourir de rire). Bref, tout dans ce projet respire l'audace et la radicalité d'un réal bien communiste qui n'a pas peur de construire une œuvre sur un assassin afin de comprendre son acte. Tout dans le film respire la précipitation, rien n'est abouti, mais le geste est plus qu'impressionnant. Il montre comment un acte de vengeance personnelle devient sans le vouloir un acte politique. Ainsi, il replace la faute au bon endroit - le système - et montre que nos malheurs, nos morts, nos haines, sont construits par le système et ne sont pas individuels. C'est un projet fou et que je trouve assez fascinant

En 2022 à la suite de l'assassinat du premier ministre d'extrême droite et révisionniste Abe Shinzo, Masao Adachi écrit Revolution+1 en 3 jours et le filme en 8 jours. Ce film qui traite notamment de l'horreur d'une secte chrétienne sort au Japon (ce qui est fou mais génial) le 24 décembre (ce qui me fait mourir de rire). Bref, tout dans ce projet respire l'audace et la radicalité d'un réal bien communiste qui n'a pas peur de construire une œuvre sur un assassin afin de comprendre son acte. Tout dans le film respire la précipitation, rien n'est abouti, mais le geste est plus qu'impressionnant. Il montre comment un acte de vengeance personnelle devient sans le vouloir un acte politique. Ainsi, il replace la faute au bon endroit - le système - et montre que nos malheurs, nos morts, nos haines, sont construits par le système et ne sont pas individuels. C'est un projet fou et que je trouve assez fascinant

22.02.2026 12:56 👍 4 🔁 0 💬 1 📌 0
Le plus fort dans Zoo de Frederick Wiseman, c'est la façon dont il arrive à parfaitement montrer comment l'humain contrôle les animaux même en dehors du cadre de la cage. On contrôle les naissances, on choisit qui garde ses bébés qui ne peut pas s'en occuper, qui on stérilise qui on oblige à procréer, qui on tue, qui on nourrit. Le film se construit ainsi sur des parallèles montrant tout et son contraire comme les vétérinaires du zoo qui peuvent aussi bien se dévouer entièrement pour le bien-être d'un animal et en abattre un autre de sang froid. Les animaux n'ont aucun libre arbitre, on image leurs pensées, on parle à leur place, on leur donne des ordre, on tue même leur nourriture pour eux, et leur cadavre est un bien d'échange ou un trophée.
C'est un film glaçant et tout passe par son cadrage : les spectateur·ices sont toujours filmé·es en contre-champ, ielles ne forment pas un tout avec les animaux qui ne sont pas leur égaux. Un zoo est un pur paradoxe : on pille la nature de ses animaux, on consomme de l'eau, on tue des bêtes pour reproduire un imaginaire sauvage à observer. C'est un comportement de colon, ce que rappelle bien le film avec l'évocation de conflits avec l'Indonésie car les USA veulent leur prendre leur dragon de Komodo. Encore un grand film de Wiseman.

Le plus fort dans Zoo de Frederick Wiseman, c'est la façon dont il arrive à parfaitement montrer comment l'humain contrôle les animaux même en dehors du cadre de la cage. On contrôle les naissances, on choisit qui garde ses bébés qui ne peut pas s'en occuper, qui on stérilise qui on oblige à procréer, qui on tue, qui on nourrit. Le film se construit ainsi sur des parallèles montrant tout et son contraire comme les vétérinaires du zoo qui peuvent aussi bien se dévouer entièrement pour le bien-être d'un animal et en abattre un autre de sang froid. Les animaux n'ont aucun libre arbitre, on image leurs pensées, on parle à leur place, on leur donne des ordre, on tue même leur nourriture pour eux, et leur cadavre est un bien d'échange ou un trophée. C'est un film glaçant et tout passe par son cadrage : les spectateur·ices sont toujours filmé·es en contre-champ, ielles ne forment pas un tout avec les animaux qui ne sont pas leur égaux. Un zoo est un pur paradoxe : on pille la nature de ses animaux, on consomme de l'eau, on tue des bêtes pour reproduire un imaginaire sauvage à observer. C'est un comportement de colon, ce que rappelle bien le film avec l'évocation de conflits avec l'Indonésie car les USA veulent leur prendre leur dragon de Komodo. Encore un grand film de Wiseman.

18.02.2026 17:23 👍 0 🔁 0 💬 0 📌 0
Urchin d'Harris Dickinson montre pour un premier long-métrage une vraie personnalité. Elle s'exprime esthétiquement par des beaux plans larges et, même si beaucoup de scènes ont été vues 100 fois au cinéma (karaoké, danse la nuit...), il leur donne à toute beauté singulière grâce à ses plans qui durent dans le temps, qui s'éloignent, se rapprochent joliment. Parfois sa volonté d'originalité tombe un peu à côté comme l'aspect métaphysique, pas assez exploité pour être réussi en l'état mais qui montre une envie de proposer un cinéma social et politique onirique. Nourri par l'engagement de Dickinson pour les communautés sans abris, le film montre parfaitement comment l'état fait peser ses défaillances sur les individus. Ce sont les travailleur·euses déjà précaires et exploité·es qui doivent garder l'empathie car en haut il n'y en a pas. Mais quand le système est cassé, chacun est à bout de souffle. C'est un film sur l'inefficacité des institutions qui laissent les personnes vulnérables et faillibles échouer et cela malgré beaucoup de tendresse très bien exposée.

Urchin d'Harris Dickinson montre pour un premier long-métrage une vraie personnalité. Elle s'exprime esthétiquement par des beaux plans larges et, même si beaucoup de scènes ont été vues 100 fois au cinéma (karaoké, danse la nuit...), il leur donne à toute beauté singulière grâce à ses plans qui durent dans le temps, qui s'éloignent, se rapprochent joliment. Parfois sa volonté d'originalité tombe un peu à côté comme l'aspect métaphysique, pas assez exploité pour être réussi en l'état mais qui montre une envie de proposer un cinéma social et politique onirique. Nourri par l'engagement de Dickinson pour les communautés sans abris, le film montre parfaitement comment l'état fait peser ses défaillances sur les individus. Ce sont les travailleur·euses déjà précaires et exploité·es qui doivent garder l'empathie car en haut il n'y en a pas. Mais quand le système est cassé, chacun est à bout de souffle. C'est un film sur l'inefficacité des institutions qui laissent les personnes vulnérables et faillibles échouer et cela malgré beaucoup de tendresse très bien exposée.

17.02.2026 18:27 👍 1 🔁 0 💬 0 📌 0

Adieu Frederick Wiseman, ton œuvre est littéralement la plus importante de l'Histoire du cinéma.

16.02.2026 21:31 👍 21 🔁 4 💬 0 📌 0
Absolument. Au Festival de Cannes, une imbécile m'a accusé de complaisance misogyne et de sadisme antiféminin à cause de cette séquence. Elle n'avait rien compris. Je lui ai dit que je n'étais pas antiféministe, mais que si toutes les féministes étaient comme elle, j'allais m'appliquer à réaliser rapidement un film contre les féministes! J'étais vraiment furieux parce que son accusation était trop absurde. Cette scène de viol est un cri d'amour! Noodles vient de passer quinze ans en prison.

Absolument. Au Festival de Cannes, une imbécile m'a accusé de complaisance misogyne et de sadisme antiféminin à cause de cette séquence. Elle n'avait rien compris. Je lui ai dit que je n'étais pas antiféministe, mais que si toutes les féministes étaient comme elle, j'allais m'appliquer à réaliser rapidement un film contre les féministes! J'étais vraiment furieux parce que son accusation était trop absurde. Cette scène de viol est un cri d'amour! Noodles vient de passer quinze ans en prison.

Tw culture du viol
Leone à propos de la fameuse scène dans Il était une fois en Amérique. Honnêtement ça me dégoûte et ça me confirme que non seulement je verrai jamais ce film mais qu'en plus toute la culture ciné classique mascu doit être questionnée et qu'il faut construire une histoire parallèle

16.02.2026 14:47 👍 19 🔁 1 💬 3 📌 0

Ah marrant j'ai pensé à Spielberg !

16.02.2026 10:36 👍 1 🔁 0 💬 1 📌 0
Dans King of the Hill, Steven Soderbergh traite de la Grande Dépression par la point de vue d'un enfant. Le film adopte ainsi les codes d'une œuvre tout public pour poser un regard naïf mais tout de suite touchant sur cette période. Être un enfant, ici, n'épargne pas. Les autorités sont quand même absurdement cruelles, les parents ne peuvent pas gérer un foyer à sauver financièrement et deux enfants, et la faim, la misère touchent aussi. Malgré son ton mignon la plupart du temps, King of the Hill montre que les USA détestent depuis toujours les pauvres alors qu'elle les crée par un système économique qui tue, fragilise et provoque des engrenages de précarité impossibles à défaire. Il traite beaucoup et très intelligemment de la honte d'être pauvre aussi. Un peu trop classique pour un Soderbergh, sa fin diminue un peu son propos mais ça reste un joli film droit dans ses bottes.

Dans King of the Hill, Steven Soderbergh traite de la Grande Dépression par la point de vue d'un enfant. Le film adopte ainsi les codes d'une œuvre tout public pour poser un regard naïf mais tout de suite touchant sur cette période. Être un enfant, ici, n'épargne pas. Les autorités sont quand même absurdement cruelles, les parents ne peuvent pas gérer un foyer à sauver financièrement et deux enfants, et la faim, la misère touchent aussi. Malgré son ton mignon la plupart du temps, King of the Hill montre que les USA détestent depuis toujours les pauvres alors qu'elle les crée par un système économique qui tue, fragilise et provoque des engrenages de précarité impossibles à défaire. Il traite beaucoup et très intelligemment de la honte d'être pauvre aussi. Un peu trop classique pour un Soderbergh, sa fin diminue un peu son propos mais ça reste un joli film droit dans ses bottes.

16.02.2026 09:46 👍 2 🔁 0 💬 1 📌 0
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WOMEN - Le cinéma social de July Jung - Hébergez gratuitement votre podcast sur Vodio.fr Voici l’épisode inaugural de WŎMEN, votre émission de cinéma consacrée aux réalisatrices d’Asie ! Aujourd’hui, nous vous parlons d’une femme qui a bousculé le cinéma social sud-coréen par deux fois av...

Ce n'est pas le lundi que vous détestez, mais la machine à broyer les consciences du capitalisme dérégulé ; voilà une bonne raison d'écouter notre épisode sur le cinéma social de July Jung si ce n'est pas déjà fait.

16.02.2026 08:31 👍 16 🔁 9 💬 2 📌 4
Pour une stèle mémorielle pour les victimes de l'agent orange à Paris

A l'iniatitive du Comité de soutien à Trần Tố Nga, campagne de financement d'une stèle mémorielle pour les victimes de l'agent orange 

Croquis de la stèle et de l'arbre commémoratif

Pour une stèle mémorielle pour les victimes de l'agent orange à Paris A l'iniatitive du Comité de soutien à Trần Tố Nga, campagne de financement d'une stèle mémorielle pour les victimes de l'agent orange Croquis de la stèle et de l'arbre commémoratif

[Appel aux dons] Dans le cadre d’un projet mémoriel pour les victimes de l’agent orange, nous travaillons depuis plusieurs années à la création d’une stèle commémorative au parc de Choisy, à Paris.

👉Une première, en France et en Europe !

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www.helloasso.com/associations...

11.02.2026 16:11 👍 62 🔁 73 💬 1 📌 3
Aucun autre choix de Park Chan-wook est un film au premier abord désagréable. Le montage défie les logiques, brise les axes, le son hyper spatialisé donne le tournis autant que les dialogues forts et les musiques qui s'y mêlent. Il adopte l'aspect ultra sensorielle de nos sociétés capitalistes où chaque sens est stimulé et où le stresse que cela génère souligne tout. Rien ne sera épargné ni ne sera subtil et ce n'est pas le but car notre société ne l'est pas. L'IA remplace les humains, le masculinisme monte, le capitalisme broie sous nos yeux le plus directement possible et le film de Park Chan-wook n'a aucune raison de prendre des détours.
J'adore particulièrement sa structure qui n'est pas une décente aux enfers mais une boucle. Par cette simple idée il désindividualise le problème qui devient celui de tout à chacun car il est voué à se perpétuer. Dans le même mouvement il rend de plus en plus seuls les protagonistes qui au lieu de s'unir se détruisent, deviennent interchangeables, et tout cela ne rend que plus pertinent le titre : avons-nous réellement aucun autre choix que cette société ? Intelligemment il ne donne aucune réponse car il n'y en a pas. Et le film s'interroge différemment à ce sujet tout au long de ses brillantes 2h20 en observant parfois avec empathie, mais le plus souvent avec ironie, ceux qui, incapables d'abandonner 3 maigres privilèges, détruisent tout autour d'eux.

Aucun autre choix de Park Chan-wook est un film au premier abord désagréable. Le montage défie les logiques, brise les axes, le son hyper spatialisé donne le tournis autant que les dialogues forts et les musiques qui s'y mêlent. Il adopte l'aspect ultra sensorielle de nos sociétés capitalistes où chaque sens est stimulé et où le stresse que cela génère souligne tout. Rien ne sera épargné ni ne sera subtil et ce n'est pas le but car notre société ne l'est pas. L'IA remplace les humains, le masculinisme monte, le capitalisme broie sous nos yeux le plus directement possible et le film de Park Chan-wook n'a aucune raison de prendre des détours. J'adore particulièrement sa structure qui n'est pas une décente aux enfers mais une boucle. Par cette simple idée il désindividualise le problème qui devient celui de tout à chacun car il est voué à se perpétuer. Dans le même mouvement il rend de plus en plus seuls les protagonistes qui au lieu de s'unir se détruisent, deviennent interchangeables, et tout cela ne rend que plus pertinent le titre : avons-nous réellement aucun autre choix que cette société ? Intelligemment il ne donne aucune réponse car il n'y en a pas. Et le film s'interroge différemment à ce sujet tout au long de ses brillantes 2h20 en observant parfois avec empathie, mais le plus souvent avec ironie, ceux qui, incapables d'abandonner 3 maigres privilèges, détruisent tout autour d'eux.

13.02.2026 17:00 👍 6 🔁 0 💬 0 📌 0

et mon énorme cerveau peut le confirmer

12.02.2026 13:00 👍 2 🔁 0 💬 1 📌 0

J'ai pas précisé que au début elle a même des lunettes afin qu'on soit SÛR·ES qu'elle n'est pas aussi belle que Margot Robbie !!!

12.02.2026 12:49 👍 4 🔁 0 💬 1 📌 0

Pareil

12.02.2026 12:22 👍 1 🔁 0 💬 2 📌 0