Ukraine : « La guerre pourrait encore durer des années et, paradoxalement, le temps joue contre le Kremlin »
Entretien avec le chercheur Dimitri Minic @dimitrialgretminic.bsky.social #Ukraine
www.lemonde.fr/internationa...
Ukraine : « La guerre pourrait encore durer des années et, paradoxalement, le temps joue contre le Kremlin »
Entretien avec le chercheur Dimitri Minic @dimitrialgretminic.bsky.social #Ukraine
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Le discours russe de politique étrangère devient intenable : soit Trump incarne un Occident plus raisonnable et isolationniste, avec lequel un rapprochement est possible, soit il est une menace impérialiste pour la souveraineté des pays du Sud Global.
Une réponse bien faible mais attendue de la Russie. Comme les événements en Syrie et en Iran, ceux au Venezuela mettent en lumière l'affaiblissement géopolitique de la Russie, enlisée depuis bientôt 4 ans dans une guerre longue et meurtrière imprévue en Ukraine.
📖🎉 Très heureux d’annoncer que mon livre Pensée et culture stratégiques russes (MSH, 2023) paraîtra l'année prochaine en poche chez Perrin, dans la collection Tempus ! Merci à Christophe Parry pour sa confiance. Et ce n'est pas tout... un autre ouvrage est en préparation 😉
Il faut arrêter de dire que la crise provoquée par la révélation d’un réseau de corruption en Ukraine affaiblit Zelensky. C’est plutôt le contraire. Et le dire nourrit le message russo/américain sur l’illégitimité de la démocratie ukrainienne.
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www.editions-msh.fr/livre/pensee...
Bien qu'il lui soit très favorable, le plan de 28 points reste inacceptable pour la Russie. Il faut comprendre que ses buts sont trop radicaux pour être reflétés dans un plan de paix. Moscou ne négocie pas honnêtement : il manœuvre pour isoler l'Ukraine de Washington.
⬇️ Check out the new report “Europe-Russia: Balance of Power” by Ifri, which assesses the evolving power balance between Europe and Russia and highlights the challenges Europe must address by 2030.
ICDS was glad to help.
@kristiraik.bsky.social @ivanklyszcz.com
Bravo aux autres auteurs : Marc-Antoine Eyl-Mazzega sur l'économie et l'énergie (chapitre 1), ainsi que
Tatiana Jean et @paul-maurice.bsky.social sur les sociétés et les positionnements internationaux (chapitres 3 et 4).
Lien de l'étude : ifri.org/fr/etudes/eu...
Merci au @lemonde.fr pour cet entretien sur la grande étude de l'@ifri.bsky.social publiée aujourd'hui par 5 chercheurs : "Europe-Russie : évaluation des rapports de force". Ravi d'avoir co-écrit le chapitre 2 sur la défense avec le camarade @elietenenbaum.bsky.social. www.lemonde.fr/internationa...
L'expérience a montré que la Russie avait plus de mal à répondre à une poursuite massive mais séquencée et moins spectaculaire de l'aide militaire à l'Ukraine. Cette aide continue est cruciale si l'objectif est d'empêcher Moscou de gagner.
Si Trump décide de poursuivre la politique de Biden en l'accentuant, il doit se préparer à une possible réponse conventionnelle démonstrative russe contre un pays oriental de l'OTAN. Est-il prêt à assumer ce rapport de force jusqu'au bout ? L'asymétrie des enjeux perçus pèsera lourd.
Il faut aussi garder à l'esprit que les ambiguïtés de Washington et la pusillanimité des Européens enhardissent Moscou, dont les mesures de dissuasion (conventionnelle) concrètes (cf. Pologne, pays Baltes) deviennent plus agressives et audacieuses.
Ne jamais oublier que toute l'attention du Kremlin est concentrée sur l'Ukraine. Cela ne l'empêche pas de penser ou d'agir aussi et dans le même temps en vue du moyen et long terme (la nouvelle doctrine nucléaire en est un parfait exemple), mais la gestion du court terme prime.
Le renforcement des sanctions par Trump est aussi un motif d'exercice de la dissuasion nucléaire russe (cf. 27 février 2022). Mais c'est d'abord et surtout la décision d'en revenir à la politique de Biden (nov. 2024) de levée des interdictions qui suscite cette réaction russe.
Au fond, la dissuasion nucléaire russe a été activée à chaque fois que Trump a affirmé envisager de livrer des armes à longue portée à l'Ukraine et de lever à nouveau les restrictions d'emploi par l'Ukraine d'armes occidentales contre le territoire russe.
Si, depuis février 2025, Washington a semblé aller dans le sens de Poutine, qui a adopté une stratégie faite de flatterie et de louvoiements, la pratique agressive de la dissuasion nucléaire russe n'a jamais cessé. Sans parler de la dissuasion stratégique dans son ensemble.
Il faut garder à l'esprit que l'exercice de la dissuasion nucléaire vise en premier lieu à isoler l'Ukraine de l'Occident, en cultivant l'indifférence de Trump pour l'Europe et leur désir de paix.
L'élection de Trump a marqué une nouvelle étape pour la dissuasion nucléaire russe, qui a probablement aussi contribué à sa victoire. Surtout, l'aide US à l'Ukraine a drastiquement baissé, et les Européens refusent d'imposer des garanties de sécurité sans couverture américaine.
Dans ma récente étude sur le sujet pour l'Ifri (lnkd.in/edA8aewn), j'ai montré que la Russie s'était progressivement adaptée à ce que ses élites militaires politiques ont vu comme un échec de la dissuasion stratégique depuis 2021. Composante nucléaire comprise.
Bourevestnik, Poseidon... L'exercice agressif de la dissuasion nucléaire russe se poursuit dans un contexte précis. Pour comprendre sa logique, un petit retour sur la pratique de la "сдерживание" (dissuasion) russe en Ukraine est indispensable.
🚨 Nouvelle publication 🚨 « La dissuasion nucléaire russe à l'épreuve de la guerre en Ukraine ». Fruit d'une longue recherche fondée sur un vaste corpus de sources primaires russes. Partages (très) appréciés 🧵
🇫🇷 urlr.me/qrX6dJ
🇬🇧 urlr.me/jNKpAW
Lire l'étude en français :
ifri.org/fr/etudes/la....
Read the study in English : ifri.org/en/studies/r....
L’objectif principal de la Russie n’a pas changé : isoler l’Ukraine de l’Occident et l’Europe des États-Unis.
Loin d’être inhibé par la réélection de D. Trump, Moscou est encouragé par la frilosité américaine et les hésitations européennes, qui le poussent à intensifier ses mesures de dissuasion conventionnelle concrètes, plus agressives et audacieuses.
Celle-ci, rédigée et parue dans un contexte désormais fort lointain, est d’abord et avant tout au service des actions impérialistes du Kremlin dans l’espace post-soviétique et en Europe orientale.
La politique russe de D. Trump tend à éloigner la perspective – déjà très faible – d’un emploi nucléaire limité et démonstratif de Moscou dans le cadre de la guerre en Ukraine, et pourrait même raccourcir la durée de vie de la nouvelle doctrine nucléaire.
Cette phase de reconstruction de la crédibilité de la dissuasion a franchi une étape avec le tir de l’Orechnik, après de longs mois d’actions occidentales et ukrainiennes jugées escalatoires par Moscou.
Dès 2023, Moscou a adapté son approche, à la fois en accompagnant sa rhétorique de mesures concrètes, et en abaissant le seuil d’emploi de l’arme nucléaire dans une nouvelle doctrine.
Les élites militaires russes ont très tôt, dès 2022, prôné une adaptation théorique et pratique urgente de la dissuasion stratégique russe, et en particulier de sa composante nucléaire.