Pour consulter l'analyse de l'Observatoire : lnkd.in/enJD6BKm
Pour consulter l'analyse de l'Observatoire : lnkd.in/enJD6BKm
Les médias traditionnels peuvent aussi mettre l'écologie à l'agenda des réseaux sociaux, en jouant sur leur crédibilité.
Mais s'ils la consommaient simplement ailleurs ?
On entend souvent que, parce que les jeunes consomment beaucoup de réseaux sociaux (et ils ne sont pas les seuls), ils se détourneraient de l'information émanant des médias traditionnels.
La porosité entre médias traditionnels et réseaux sociaux reste un champ sous-étudié : quelle proportion de l'information jugée de confiance et circulant en ligne émane-t-elle de la presse, de la télévision, de la radio ?
Elle est instructive, car elle dépasse le volume d'articles produits pour étudier l'effort de promotion de l'information environnementale en ligne.
C'est l'une des analyses publiée hier par l'Observatoire des médias sur l'écologie.
Voici le classement des titres de presse générant le plus d'interactions sur Instagram via leurs articles liés à l'environnement : Le Monde, Libération et Mediapart en tête.
Ce travail est soutenu par l’appel à projets « Alternatives vertes 2 » visant à décarboner les industries créatives et culturelles opéré par la Banque des Territoires, et l’ADEME.
Membres du consortium : ClimatMédias, Data for Good, eleven strategy, Expertises Climat, éclaircies, Mediatree, QuotaClimat ⏱, Science Feedback.
Lien d’inscription : lnkd.in/eTnXY4fe
Nous présenterons les résultats ce soir au Théâtre de la Concorde en présence de médias, administrations experts : nous vous attendons nombreux !
La presse a un rôle prescripteur aux niveaux des territoires et des décideurs : elle doit faire de l’environnement une priorité.
Cette mesure se veut un sursaut : en pleine période électorale, sous-couvrir les enjeux environnementaux décourage l’action, au lieu de la rendre incontournable.
- La hiérarchisation de l’information est très inégale : alors que 77% des Unes du Monde contiennent au moins un sujet sur l’environnement, moins de 50% du reste des Unes en contiennent.
Par exemple, le lien avec le changement climatique est mentionné dans 50 % des cas par les principaux titres de la presse nationale (Le Monde, La Croix, L'Humanité, Le Nouvel Obs, etc.), et dans 20 % des cas par la presse quotidienne régionale.
- La mise en contexte lors d’événements climatiques extrêmes (qui consiste à expliquer le rôle éventuel du changement climatique lors d’une canicule ou lors d’une inondation, par exemple) varie fortement entre rédactions.
- Les médias couvrant le moins ces thématiques sont Marianne (4,5%) et Le Journal du Dimanche (3,3%)
- En tête de la presse régionale, on trouve : Nice-Matin (6,7%), Var Matin (6,2%) et Le Populaire du Centre (6,2%)
- En tête de la presse généraliste nationale, on trouve : Le Monde (10,4%), Libération (9,5%) et 20 Minutes France (8,8%)
- La presse économique couvre ces sujets à hauteur de 21% pour La Tribune, et 14% pour Les Echos
- Le traitement de l’actualité environnementale par la presse est moins sujette à l’actualité chaude, davantage régulière au quotidien que dans l’audiovisuel
- La presse nationale couvre ces enjeux à hauteur de 8,2%, contre 4,7% en presse régionale
Les résultats phares de l’analyse de l’année 2025 publiée ce matin sont les suivants :
L’Observatoire des médias sur l’écologie est le fruit du travail d’un consortium de 8 structures partenaires*, œuvrant depuis 2023 à l’analyse de la couverture des enjeux environnementaux et la détection de la désinformation climatique, et dont nous sommes cofondateurs.
L’ensemble des analyses sont consultables en mode intéractif sur le site de l’Observatoire des médias sur l’écologie : lnkd.in/eT2P_Qqz
Nous dévoilons ce matin un travail inédit : l’analyse live et open-source de la couverture médiatique de l’environnement par la presse française. Résultat : 6% de couverture en 2025.
Ce n’est pas la politisation du cancer qui pose problème : c’est le dévoiement de la science dans le débat public.
Qualifier de « militants » des chercheurs tout en mobilisant soi-même des arguments scientifiques partiels ou biaisés brouille la frontière entre expertise et opinion.
Le cancer est politique car il pose des questions collectives :
- Quelles expositions à des cancérogènes acceptons-nous ?
- Qui en supporte les conséquences ?
- Quels intérêts sont défendus ?