Merci d’avoir suivi ce dernier thread de l’année. On se retrouve début janvier. D’ici là, passez de bonnes fêtes !
Merci d’avoir suivi ce dernier thread de l’année. On se retrouve début janvier. D’ici là, passez de bonnes fêtes !
Une partie du travail d'Éducation aux médias consiste précisément à aider les élèves à identifier la nature des messages, les mécanismes de construction et à mieux appréhender un paysage médiatique complexe.
Un journaliste n’est pas neutre, mais il n’est pas forcément partisan. Un récit est forcément subjectif, mais il n’est pas forcément orienté politiquement. À contrario, il existe aussi des journalistes engagés, des médias très marqués politiquement.
Mais sans rentrer dans ce débat qui nécessiterait beaucoup plus de temps et d’espace que ce simple thread, l'Éducation aux médias et à l’information est là aussi pour aborder les sujets dans toute leur complexité et toute leur nuance.
Audiovisuel public à gauche ? À droite ? Tous les points de vue existent…
www.arretsurimages.net/articles/la-...
www.lejdd.fr/Societe/fran...
Depuis quelque temps, la question de la neutralité de l’audiovisuel public est au cœur des débats. Il y a même une commission parlementaire sur le sujet :
www.lemonde.fr/economie/art...
Alors pourquoi cet éditorialiste évoque un “bémol” après mon intervention ? Faute d’échange avec lui, je ne le saurai pas. Mais après coup, je peux émettre une hypothèse : je suis en direct sur une chaîne d’info publique.
A la question de l’objectivité du journaliste, on aime bien utiliser une séquence du journaliste Jean-François Kahn (on la ressort à chaque fois, vous allez finir par la connaître par cœur). Tout en s’appuyant sur des éléments factuels, le récit d’un journaliste a forcément une part de subjectivité.
Mais cette subjectivité n’empêche pas les journalistes de faire leur travail honnêtement, en respectant par exemple le contradictoire, en diffusant des informations vérifiées…
Pourtant, rien n’est neutre dans une interview, le choix des sujets, le ton employé, les illustrations diffusées… Rien n’est neutre non plus dans un journal télévisé : par définition, la hiérarchie de l’information est une notion subjective.
Sur le moment, je m’étonne qu’on sous-entende encore aujourd’hui que le travail du journaliste relève simplement du factuel, sous-entendant ainsi qu’un journaliste est neutre et objectif et qu'il n'aurait qu’à aligner les 5W.
En résumé, à la question de la ligne éditoriale d’un média, on m’oppose le factuel. Comme je suis en visio, qu’on est quatre intervenants et que le débat est minuté, je n’ai pas la possibilité de répondre. C’est la règle du jeu, fin du débat !
"Est-ce que le journaliste répond aux 5W ? Qui ? Quoi ? Comment ? Où ? Pourquoi ? Et après, il peut y avoir un commentaire sur le fait. Mais d’abord les faits. (...) Le drame d’aujourd’hui, c’est qu’on commence par l’opinion, avant les faits.”
Mais après ma prise de parole, un “bémol” est apporté par l’éditorialiste politique de Franceinfo, Yaël Goosz : “Juste un bémol par rapport à ce que vous avez dit. Il ne s’agit pas d’abord de ligne éditoriale."
On peut s’intéresser à la ligne éditoriale d’un média. Bref, on analyse le cadre dans lequel un discours a lieu, mais pas le discours en tant que tel. Je reste donc sur la question de la construction de l’information, c’est le sens de mon intervention.
On peut s’intéresser à la manière dont un plateau télé est construit, comment le choix des invités peut influencer un débat. Exemple avec cet atelier : www.clemi.fr/ressources/r...
Au pôle Studio, on ne traite pas de politique à proprement parler. Rien sur la politique du gouvernement, rien sur les élections, rien sur des candidats. En revanche, on fait de l'Éducation aux médias, on peut donc s’intéresser à la façon dont on interroge des politiques…
Vient la question inattendue : “Comment vous accompagnez vos élèves dans l’Éducation aux médias sur cette parole politique ?”, “Comment leur faire accueillir cette parole politique ?”
Rien que du très classique, je suis dans mes chaussons (au sens propre, puisque je suis chez moi). En plateau, il est question de la vidéo sur un “pseudo coup d’État en France”, vidéo que Facebook refuse de retirer.
www.lemonde.fr/pixels/artic...
En visio de chez moi, je suis intervenu dans un débat assez classique sur la désinformation pour expliquer le travail du CLEMI : apprendre aux élèves à s’informer, comprendre comment se construit l’information, l’importance de déceler la nature d’un message, d'identifier les sources.
Mercredi 17 décembre, j’étais en direct sur Franceinfo pour parler d’Éducation aux médias et à l’information (mais là, ce n’est pas moi, petit bandeau est arrivé trop tôt).
“Bah dis-donc Seb, t’as bien changé !” Au-delà de l’erreur de bandeau, un classique sur une chaîne d’info, être invité sur Franceinfo est toujours une bonne occasion pour faire de l’#EducMediasInfo #Thread
Merci d’avoir suivi ce #ThreadDuVendredi, préparé avec mes collègues survitaminés du pôle Studio du CLEMI, @maudmoussy.bsky.social, @valerianegouban.bsky.social et François Rose
Comprendre la nature d’un message, déceler l’intention derrière un post, différencier l’information de la publicité, ce sont des notions clés en #EducMediasInfo.
Si la pratique est discutable, elle semble juridiquement conforme. Sur le plan déontologique, en revanche, la question demeure : au regard des commentaires aujourd’hui masqués, ce genre de pub peut entamer la crédibilité de l’auteur et s’avérer problématique dès qu’il est question de santé.
C’est d’ailleurs la conclusion de sa vidéo : “plus vous allez consommer de fruits et de légumes, plus vous serez en bonne santé”. Merci Docteur !
En revanche, un médecin peut communiquer des informations sur l’alimentation. Ici, en l'occurrence, il ne fait pas la publicité des produits St Mamet, mais des bienfaits des fruits, qui peuvent être consommés frais ou en boîtes de conserve.
Mais un médecin a-t-il le droit de faire de la publicité ? Depuis un décret de 2020, c’est désormais possible. Mais dans une certaine limite : par exemple, il ne peut pas faire la pub d’un produit.
www.uggc.com/un-decret-me...
A ce jour, la vidéo “fruits en conserve” affiche 1,8 million de vues. Pas mal pour une pub, n’est-ce pas ?
Un mélange des genres qui est bien évidemment problématique car ce type de pratique joue sur la confusion entre info et publicité. A partir du moment où il est payé par la marque, il ne peut en dire que du bien.